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Côte d’Ivoire/ Présidentielle 2025 : À 83 ans, Alassane Dramane OUATTARA défie la Constitution pour briguer un 4e mandat

Abidjan, mardi 26 août 2025, À 83 ans, Alassane Dramane OUATTARA a franchi un pas que beaucoup qualifient d’illégitime et de dangereux. Il a déposé sa candidature pour un quatrième mandat présidentiel. L’acte, posé au siège de la Commission Électorale Indépendante (CEI) à Cocody, symbolise pour bon nombre d’ivoiriens une véritable confiscation du pouvoir et un mépris flagrant de la démocratie ivoirienne.

Cette candidature s’inscrit dans un contexte explosif. La jeunesse, marginalisée et sans perspective, fait face à un chômage massif et à une précarité grandissante, tandis que l’opposition est systématiquement réprimée.
L’affaire Alino Faso et les récentes manifestations de l’opposition témoignent d’une gouvernance marquée par l’autotarisme.

Nombreux observateurs avaient déjà dénoncé les manœuvres du régime OUATTARA, qui aurait tout orchestré pour barrer la route à ses principaux adversaires, notamment Laurent GBAGBO et Tidjane THIAM. Ces derniers ont d’ailleurs saisi les Nations unies pour dénoncer un processus électoral truqué dès le départ. Pour beaucoup, la stratégie est claire, neutraliser l’opposition, verrouiller l’espace politique et offrir au président sortant un boulevard vers un mandat de trop.

Le débat constitutionnel, lui, est largement tranché dans l’opinion publique. Cette quatrième candidature est une violation manifeste de la loi fondamentale. Le prétexte de la “remise à zéro” des mandats après la Constitution de 2016 est perçu comme une supercherie juridique, un habillage légal destiné à masquer une dérive autoritaire. Plusieurs juristes, politologues et acteurs de la société civile dénoncent une forfaiture qui fragilise dangereusement les fondements de l’État.

En s’accrochant au pouvoir malgré son âge avancé et le rejet d’une large partie du peuple, OUATTARA ouvre la voie à une crise politique et institutionnelle majeure. Ce geste, loin d’incarner la stabilité, apparaît comme celui d’un dirigeant obsédé par la conservation du pouvoir, au détriment de l’alternance démocratique et de l’avenir de la Côte d’Ivoire.

O namouno ✍️

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