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AG ONU 2025 /Diomaye FAYE : un discours de soumission qui trahit l’Afrique, Paris glorifié, Sénégal humilié

Paris glorifié, Sénégal humilié, tel est le résumé de la participation de Bassirou Diomaye FAYE à la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU. Le 23 septembre 2025, à la tribune des Nations Unies, le Président sénégalais a ouvert son discours par des louanges au « leadership » de la France. Un geste qui, sous couvert de protocole, revêt une gravité politique et symbolique indéniable. À l’heure où les peuples africains aspirent plus que jamais à l’émancipation et à la souveraineté, cette posture sonne comme une soumission honteuse et un renoncement inacceptable.

Un chef d’État africain, dépositaire de la confiance de son peuple, ne peut se comporter en commis docile de l’Élysée. En plaçant Paris au cœur de son allocution, Diomaye FAYE a tourné le dos non seulement au Sénégal, mais à tout un continent en quête de dignité. Ses paroles ne traduisent pas une coopération équilibrée, mais une prosternation publique, une démission morale et politique face au monde entier. À écouter son ton, on aurait dit qu’il parlait dans une tribune destinée à défendre la France, ses manœuvres et ses idéaux, plutôt qu’à porter la voix de l’Afrique.

Dans son discours, il a passé sous silence les défis brûlants de son propre continent, le terrorisme qui endeuille l’Afrique de l’Ouest, les plaies profondes que sont la pauvreté, la corruption, les migrations forcées et la dépendance économique. Plus grave encore, Bassirou Diomaye FAYE fait la sourde oreille lorsque la France est pointée du doigt comme principale source de financement et de soutien direct au terrorisme dans la région. Comment prétendre porter la voix de l’Afrique en taisant ses douleurs les plus vives et en épargnant ceux qui contribuent à les alimenter ?

Ce discours résonne comme une trahison, à une époque où les peuples africains rejettent de plus en plus le joug néocolonial et choisissent la voie de la souveraineté. Le Sénégal, héritier d’une histoire de luttes et de figures symboles de liberté, méritait à l’ONU une voix forte et indépendante, capable de défendre la dignité africaine. Au lieu de cela, Diomaye Faye a préféré la servitude volontaire, rappelant les attitudes d’anciens dirigeants obsédés par l’approbation occidentale.

Ce 23 septembre 2025, le Président sénégalais a infligé une humiliation à son peuple et à l’Afrique entière. Plus qu’une erreur diplomatique, c’est un acte politique d’une gravité extrême, une honte historique. Le Sénégal méritait un plaidoyer pour sa dignité et celle du continent, non une mise à genoux devant Paris. Diomaye FAYE a beau résider à Dakar, son allégeance demeure, tristement, à l’Élysée.

Relwendé ✍🏼

Faso Voxpress

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