Mali : Fin de la diffusion de LCI et TF1 jusqu’à nouvel ordre
Les autorités maliennes viennent de frapper fort dans le cercle des médias français qui, ces derniers jours, ont relayé le narratif des groupes armés terroristes contre le Mali par le biais de leurs canaux.
Dans une note signée le 13 novembre 2025, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé le retrait « des services des télévisions LCI et TF1 de tous les distributeurs autorisés de services de radiodiffusion sonore ou télévisuelle au Mali, jusqu’à nouvel ordre ». La décision est entrée en vigueur dès sa signature.
Concrètement, la HAC reproche à LCI d’avoir diffusé une séquence vidéo de 12 minutes et 24 secondes, extraite de son émission « Grand Dossier » du dimanche 9 novembre 2025 à 13h. Ce contenu était structuré autour de deux volets : « Mali, les djihadistes aux portes de Bamako » et « Mali, le nouveau fief d’Al-Qaïda ». La même séquence a été reprise par TF1 sur son site web le même jour à 17h54.
Les deux chaînes sont également accusées d’avoir relayé des informations non vérifiées et des contre-vérités, notamment sur la vente de carburant, ou encore sur un supposé blocus total de Kayes et Nioro, ainsi qu’un risque imminent de chute de Bamako.
Autant d’affirmations que les autorités maliennes qualifient d’allégations fabriquées de toutes pièces pour nuire à l’image du pays et saboter les efforts de sécurisation engagés depuis l’arrivée des militaires au pouvoir.
Par cette décision, le Mali réaffirme sa détermination à empêcher toute tentative de manipulation médiatique visant à imposer un narratif contraire aux réalités du terrain et susceptible d’alimenter une révolte populaire ou de discréditer les avancées réalisées.
En retirant LCI et TF1 des bouquets nationaux, les autorités envoient un message clair : il n’est plus question de laisser à des acteurs situés à des milliers de kilomètres le monopole du discours sur la lutte anti-terroriste ni la possibilité de définir, depuis l’extérieur, la perception de cet enjeu crucial pour l’avenir du pays.
Thomas SANKARA déclarait dans son discours « La liberté se conquiert », prononcé devant l’ONU le 4 octobre 1984 :
« Nous ne pouvons laisser à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui le monopole de la pensée, de l’imagination et de la créativité. »
Cette pensée résume parfaitement l’enjeu et invite les dirigeants du Mali et ceux de la Confédération des États du Sahel à assumer pleinement leur pouvoir, à assainir l’espace informationnel confédéral afin de maintenir la mobilisation populaire s’ils veulent réussir leur mission : éradiquer le terrorisme et restaurer leur souveraineté.
Le Fils de Timbuktu ✍️
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