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le PND 2026-2030, un plan ambitieux avec un coût global de 36 190,7 milliards FCFA

Le Burkina Faso entre dans une phase décisive de son développement avec le lancement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, dont le coût global est estimé à 36 190,7 milliards FCFA, soit un coût annuel moyen de 7 238,1 milliards FCFA. Cette enveloppe reflète l’ambition du pays de renforcer son économie, dynamiser ses investissements et consolider la cohésion sociale.

Les dépenses d’investissement, incluant les transferts en capital, représentent 34,5 % du budget total, soit 12 494,9 milliards FCFA. Cependant, le plan identifie un besoin de financement additionnel de 10 955,3 milliards FCFA, correspondant à 30,3 % du coût total, un défi que le gouvernement entend relever par des stratégies innovantes.

Pour assurer la réussite du PND, l’État adopte un nouveau rôle stratégique : il devient un acteur central, garant de la cohésion sociale et de l’unité nationale, catalyseur du développement économique et social. Cette approche se traduit par un pilotage cohérent de l’économie, et une mobilisation des populations autour des projets nationaux.

Sur le plan du financement, le PND combine instruments classiques et innovations financières. Outre le budget public traditionnel, le gouvernement mise sur l’actionnariat populaire, les contributions communautaires volontaires et les revenus des portefeuilles de l’État. Ces mesures visent à renforcer l’appropriation locale et la durabilité des projets.

La mise en œuvre repose sur l’approche-programme, qui permet de coordonner les interventions sectorielles et locales tout en créant des synergies entre les programmes. Les initiatives présidentielles jouent un rôle d’accélérateur pour les résultats, et l’utilisation d’instruments comme l’appui budgétaire et le panier commun optimise la gestion des ressources extérieures.

Le PND prévoit également une répartition stratégique des priorités entre acteurs locaux, sectoriels et nationaux, garantissant une implication large et efficace de toutes les parties prenantes.

Enfin, le plan identifie et anticipe les principaux risques pouvant entraver sa mise en œuvre : chocs extérieurs, incertitudes de financement, catastrophes naturelles, fragilité de la cohésion sociale et insécurité. Pour chacun, des mesures d’atténuation sont prévues afin de sécuriser les résultats et impacts attendus.

Avec ce cadre ambitieux, le PND 2026-2030 illustre la volonté du Burkina Faso de transformer durablement son économie et d’impliquer ses citoyens dans un projet de développement partagé et cohérent, alliant innovation, rigueur financière et gouvernance stratégique.

Ismaël KIEKIETA ✍🏼

#FasoVoxpress

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