Burkina Faso/Lutte contre la criminalité : plus de 1 500 000 patrouilles organisées, la protection des citoyens en nette avancée
Le Burkina Faso traverse une crise sécuritaire depuis 2015. Cependant, ces dernières années, les autorités ont intensifié les efforts pour renforcer la protection des citoyens sur l’ensemble du territoire national. Le renforcement de la sécurité intérieure, à travers une lutte résolue contre la criminalité et le grand banditisme, figure désormais parmi les priorités de l’État burkinabè.
Selon les données officielles issues du Plan national de développement 2026-2030 « Relance », la Police nationale a vu ses capacités opérationnelles renforcées, tant en ressources humaines qu’en unités spécialisées. Dans cette dynamique, plusieurs structures ont été créées ou renforcées, notamment le Groupe spécial d’intervention de la Police nationale (GSIPN), une antenne régionale du GSIPN, une nouvelle Brigade anti-criminalité (BAC), ainsi que l’opérationnalisation d’une plateforme de signalement des cas de cybercriminalité dénommée « Alerte BCLCC ».

Ces unités, composées d’agents spécialement formés, contribuent à l’amélioration de la sécurité des populations. Selon la même source, l’intensification des opérations a permis l’organisation de plus de 1 500 000 patrouilles, la saisie de 2 599 armes à feu, de 76 715 bâtons d’explosifs, de 9 300 détonateurs, ainsi que 572,528 tonnes de drogue.
Au-delà des opérations sur le terrain, plusieurs réformes structurelles ont également été engagées pour consolider la sécurité intérieure. Il s’agit notamment de l’adoption de la Politique de sécurité nationale (PSN), de la Stratégie nationale de lutte contre la cybercriminalité, de la Stratégie nationale de lutte contre la drogue, de la Stratégie nationale de sécurisation des sites miniers, ainsi que de la Stratégie nationale d’apurement des aires classées. À cela s’ajoute l’élaboration d’une Stratégie de sécurité intérieure.

Des réformes juridiques ont également été entreprises, parmi lesquelles le renforcement de la législation sur les armes, la réglementation des sociétés de sécurité privée, l’adoption de la loi sur les conditions d’entrée, de séjour et de sortie du territoire, ainsi que la constitutionnalisation du Conseil national de sécurité d’État (CNSE).
Le décret n°2024-1102 PRES/PM/MDAC/MATM/MEF/MSECU portant détermination des zones de compétence territoriale de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale a également été adopté. Dans le même élan, plusieurs outils technologiques ont été déployés, notamment la vidéoprotection à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, la plateforme e-visa et la mise en circulation du passeport AES.

Ces initiatives portées sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim TRAORÉ, et du ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou SANA, ont contribué à améliorer le maillage sécuritaire du territoire national. Celui-ci est passé de 68,38 % en 2020 à 69,51 % en 2024. Par ailleurs, avec le recrutement d’environ 46 000 forces de défense et de sécurité (FDS), le ratio agent de sécurité/population est passé de 1 pour 648 habitants en 2021 à 1 pour 570 habitants en 2024.
Ainsi, entre intensification des opérations de terrain, renforcement des effectifs et adoption de nouvelles réformes sécuritaires, les autorités entendent consolider le dispositif national de sécurité. Une dynamique qui vise à restaurer durablement la confiance des populations et à renforcer la protection des citoyens face aux défis sécuritaires actuels.
Lucien AKISSAGA ✍️
