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Sommet France-Afrique à Nairobi : Emmanuel MACRON confronté à une contestation grandissante, tente désespérément de renouer avec l’Afrique

Le sommet France-Afrique baptisé « Africa Forward », organisé ce mardi à Nairobi au Kenya, s’est ouvert dans un climat de fortes tensions politiques et populaires. Alors que plus de trente chefs d’État africains et occidentaux étaient réunis au Kenyatta International Convention Centre (KICC), plusieurs manifestants hostiles à la présence française ont tenté de se rapprocher du site pour exprimer leur mépris de la politique française. Pour les manifestants, Emmanuel MACRON tente désespérément de renouer les liens avec l’Afrique.

Munis de pancartes pointant du doigt Paris d’«impérialisme» et de « politique d’ingérence », les protestataires ont exprimé une colère qui traduit le profond malaise grandissant entre une partie de la jeunesse africaine et la politique françaises. Pour beaucoup d’observateurs, ces manifestations illustrent le rejet de plus en plus visible de la politique de Emmanuel MACRON depuis plusieurs années en Afrique.

Le choix du Kenya pour accueillir ce sommet n’est pas anodin. Pour la première fois, une rencontre France-Afrique de cette ampleur ne se tient pas dans un pays francophone. Paris tente ainsi d’élargir son influence vers les pays anglophones du continent après une série de revers diplomatiques et militaires enregistrés en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Cette réorientation stratégique apparaît cependant comme une tentative difficile pour Emmanuel MACRON de restaurer une image fortement dégradée auprès de nombreux Africains.

Faut-il le rappeler, la politique française en Afrique inspire méfiance et vigilance. Il faut que Emmanuel MACRON accepte que l’Afrique ne sera plus une vache à lait. La nouvelle orientation souveraine de l’Afrique propose des partenariats gagnants gagnants qui reposent sur le respect mutuel.

À Nairobi, les scènes de protestation rappellent que la méfiance envers la France demeure profonde sur le continent. Derrière les discours diplomatiques et les promesses de coopération, une partie de l’opinion africaine estime que l’époque des relations dominées par Paris doit définitivement appartenir au passé.

Marina ✍🏼

#FasoVoxpress

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