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Burkina Faso/Secteur extractif : Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ redistribue les cartes de la production nationale

Le pays des Hommes intègres dispose d’un sous-sol riche en ressources minières. Reconnu comme l’un des principaux pôles de production aurifère en Afrique, le Burkina Faso pourrait voir, dans les prochaines années, l’État jouer un rôle plus important dans la production minière industrielle nationale.

En effet, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État, entend faire du secteur extractif un levier majeur de sa politique de souveraineté économique.

À cet effet, le Plan national de développement 2026-2030 prévoit la réalisation d’une dizaine de mines industrielles d’ici à 2030 pour le compte de l’État. La mise en œuvre de ces projets devrait renforcer davantage la position de l’État dans le secteur, alors qu’il détient déjà des participations importantes dans plusieurs mines en exploitation.

Par ailleurs, le nouveau Code minier adopté en 2024 a permis au pays d’augmenter sa participation à hauteur de 15 % dans l’industrie minière. Les réformes engagées ont également favorisé la création de plusieurs coopératives minières afin de mieux encadrer l’exploitation artisanale, dans l’optique d’un partage plus équitable des retombées du secteur et d’une réduction des exportations illégales d’or, considérées comme un manque à gagner important pour l’État burkinabè.

La réalisation des mines semi-mécanisées illustre déjà la synergie d’action entre l’État et les orpailleurs nationaux pour relever les défis du secteur et contribuer à la dynamique de développement national.

Au cœur de cette volonté de faire de l’État un acteur majeur de l’exploitation minière figure la Société de Participation Minière du Burkina (SOPAMIB), opérationnelle depuis 2024. Dans un contexte mondial marqué par des tensions économiques, le choix de renforcer le rôle de l’État dans ce secteur stratégique apparaît comme une orientation importante des autorités.

Dans le passé, face à certaines contraintes économiques et financières internationales, le Burkina Faso a eu recours à ses ressources aurifères pour répondre à des besoins jugés prioritaires, notamment dans le domaine de la défense.

Pour les autorités, cette expérience renforce la pertinence d’une plus grande implication de l’État dans l’exploitation des ressources minières nationales. Dans cette perspective, l’adhésion des populations sont présentés comme des facteurs essentiels à l’atteinte des objectifs fixés.

Avec une production de 94 tonnes d’or en 2025, dont plus de 42 tonnes provenant de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, le Burkina Faso confirme le rôle central du secteur minier dans son économie. Les 776 milliards de FCFA de recettes générées au profit de l’État illustrent les enjeux liés au renforcement de la présence publique dans l’exploitation des ressources nationales.

Lucien DAKISSAGA ✍️

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