Burkina Faso: la digitalisation, une arme contre la corruption et un levier de mobilisation des recettes
La digitalisation a pris son envol au pays des Hommes intègres. En effet, ces dernières années, l’État burkinabè, sous l’impulsion du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, a fait du numérique un levier essentiel pour bâtir une administration publique saine et au service de l’intérêt général.
Portée par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, l’introduction des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’administration publique a profondément transformé les méthodes de travail. Cette modernisation du service public contribue à la fois à réduire la lenteur dans le traitement de certains dossiers et à lutter contre les pratiques de corruption et autres dérives administratives.
Il s’agit notamment de la lutte contre la corruption. Désormais, qu’il s’agisse du paiement des impôts, des taxes ou de tout autre service nécessitant une transaction financière, l’usager n’a plus besoin d’entrer directement en contact avec un agent public. Grâce aux plateformes numériques mises en place, il s’acquitte de son devoir citoyen tout en contribuant à la mobilisation des recettes nécessaires à la réalisation de projets structurants au service du développement national.
Sur le plan économique, l’apport de la digitalisation est bien mesurable. Elle a permis d’améliorer le recouvrement des recettes fiscales, d’élargir l’assiette fiscale et de renforcer le contrôle ainsi que la traçabilité des opérations. La télédéclaration, le télépaiement des impôts, l’interconnexion des régies financières, la dématérialisation des procédures fiscales et le déploiement progressif de la facturation électronique certifiée ont contribué à réduire la fraude et à accroître le rendement du recouvrement.
Selon les données officielles de la Direction générale des impôts (DGI), la modernisation et la numérisation des régies financières ont fortement contribué à la mobilisation de 1 790,38 milliards de francs CFA en 2025, soit une hausse de 20,8 % par rapport à 2024.
Sur ce total, 1 578,8 milliards de FCFA ont été affectés au budget de l’État, avec un taux de réalisation de 100,2 %, enregistrant une progression de 22 % par rapport à 2024.
La digitalisation s’impose désormais comme une innovation majeure au service de la préservation de l’intérêt national. En alliant lutte contre la corruption et mobilisation accrue des recettes publiques, le pays des Hommes intègres se dote d’un levier capable de soutenir ses ambitions de développement durable.
Lucien DAKISSAGA ✍️
