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AES : Les gardiens de l’ombre, piliers de la souveraineté retrouvée

Dans un monde en perpétuelle mutation, la naissance de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) marque un tournant historique dans l’accomplissement des aspirations des peuples sahéliens à une véritable souveraineté. Toutefois, cette émergence n’est pas sans remous, car elle remet profondément en cause les intérêts de plusieurs puissances étrangères longtemps installées comme arbitres de la destinée politique et économique de la région.

En rompant avec cette mainmise étrangère sur leurs affaires intérieures, les États membres de l’AES se trouvent aujourd’hui confrontés à une série de défis, tant sur les plans sécuritaire que politique. Dans ce contexte, le renseignement s’impose comme un outil stratégique indispensable pour anticiper, neutraliser et contrer toutes les manœuvres de déstabilisation visant les chefs d’État de la Confédération, dont l’action vise à restaurer la dignité et la liberté des peuples.

Depuis septembre 2023, date fondatrice de l’AES, les tentatives de déstabilisation n’ont pas manqué. Mais elles se sont heurtées à la vigilance et à la lucidité de ceux qu’on appelle, à juste titre, les chefs de la guerre de l’ombre. Au Burkina Faso, le commandant Oumarou Yabré, président du Conseil national de sécurité d’État, s’est imposé comme un véritable maître de la guerre silencieuse. À plusieurs reprises, ses services ont réussi à déjouer des plans hostiles et à neutraliser des menaces avant qu’elles ne se concrétisent.

Au Mali, le général Modibo Koné, homme discret mais redoutablement efficace, a également joué un rôle décisif dans la sécurisation du pouvoir du président Assimi Goïta. La récente arrestation d’un officier de l’armée de l’air française, accompagnée de celle de hauts responsables militaires, illustre l’efficacité d’un renseignement qui veille sans relâche.

Au Niger, le lieutenant-colonel Balla Arabé Souleyman, l’un des chefs de renseignement les plus discrets de l’espace AES et fils du premier chef d’Etat-major du pays, contribue avec brio à la stabilité du régime dans un contexte marqué par les velléités persistantes d’ingérence d’une France désireuse de retrouver son influence sur les ressources stratégiques, notamment l’uranium, crucial pour ses besoins énergétiques.

Ce trio de gardiens silencieux de la sécurité stratégique de la Confédération incarne l’esprit de véritables architectes de la stabilité, sur lesquels peuvent s’appuyer à la fois les peuples et les dirigeants de l’AES.

Leurs services incarnent l’excellence, la loyauté et la résilience dans un contexte de lutte acharnée contre le terrorisme, les manipulations extérieures, et les tentatives de déstabilisation multiformes. Œils protecteurs de la souveraineté, ils opèrent dans l’ombre avec une capacité remarquable à anticiper l’invisible, à neutraliser les menaces et à garantir la continuité des décisions politiques souveraines.

Du front de la lutte antiterroriste au démantèlement des cellules dormantes, en passant par la prévention des coups d’État déguisés, ce sont eux qui assurent à l’AES la stabilité nécessaire pour maintenir son cap. Grâce à l’efficacité de leurs renseignements soutenue par l’engagement des forces armées, des localités autrefois occupées par des groupes armés terroristes ont été libérées, permettant le retour de l’État de droit, de l’administration publique, des services sociaux de base et, surtout, d’une vie digne pour les populations.

Aujourd’hui, l’AES peut se prévaloir de posséder la plus grande force de renseignement coordonnée en Afrique subsaharienne. Ses échecs sont rares, ses succès nombreux, et ses adversaires de plus en plus prudents. Elle est désormais l’illustration parfaite de l’émergence d’un bloc africain capable de défier l’ordre néocolonial et ses stratégies anciennes.

Rendre hommage à ces services et à leurs chefs n’est pas un luxe rhétorique. C’est un devoir de reconnaissance. Plus que jamais, avec cette dynamique en marche, le Sahel prend son destin en main, dans l’esprit de la souveraineté retrouvée, pour le plus grand bonheur de ses peuples.

Wendyam ✍️

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