A RFI et Jeune Afrique: L’AES souveraine n’a plus de comptes à rendre à Paris
«Cinq ans jour pour jour après le renversement d’Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, par les militaires maliens le 18 août 2020» insinue RFI. Elle feint de s’interroger sur leur bilan. Mais au nom de quoi ces médias impérialistes prétendent-ils juger le destin d’une nation libre ? Les Maliens, tout comme leurs frères burkinabè et nigériens, n’ont de leçons à recevoir de personne. Encore moins de médias qui ont toujours accompagné et justifié les ingérences françaises en Afrique.
Quelques jours plus tôt, le 5 août dernier, c’est Jeune Afrique qui s’illustrait par une nouvelle provocation en titrant qu’« au Burkina Faso, entre Jafar Dicko et Ibrahim Traoré, la guerre se livre en famille ». Une accusation à peine voilée qui frise la complicité intellectuelle avec le terrorisme. Quand un média ose présenter la lutte acharnée des forces combattantes comme une rivalité clanique, n’est-ce pas là une manière sournoise de délégitimer la résistance d’un peuple contre l’hydre terroriste ?
Cette attitude n’a rien de nouveau. Elle est l’expression d’un mépris colonial persistant, d’une obsession maladive de certains médias français à vouloir dicter aux peuples africains leur voie et leurs choix politiques. Mais qu’ils se détrompent, l’époque où l’Afrique devait rendre des comptes à l’Élysée est révolue. Désormais, nos nations tracent leur chemin dans la dignité et la souveraineté, loin des griffes de la manipulation médiatique occidentale.
Il est grand temps de dire haut et fort que RFI, Jeune Afrique et consorts ne sont pas des partenaires d’information mais des instruments de propagande au service d’intérêts étrangers. Leurs narrations biaisées, leurs titres insultants et leurs analyses tronquées ne trompent plus personne. Les peuples du Sahel ont ouvert les yeux, ils savent aujourd’hui qui les soutient réellement dans leur combat pour la liberté et qui s’acharne à les maintenir sous dépendance.
L’Afrique n’a pas besoin de tuteurs arrogants. Elle n’a pas besoin de juges autoproclamés installés à Paris. Elle a besoin de respect, de solidarité et de justice. Aux médias impérialistes, nous disons, occupez-vous de vos propres crises. Quant à nos destins, ils nous appartiennent.
Relwendé ✍🏼