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[#AES] Tracasseries routières dans l’espace : bientôt un mauvais souvenir pour les populations

La question des tracasseries routières demeure l’un des freins majeurs à la libre circulation des personnes et de leurs biens dans l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES). Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso et Chef de l’État, a indiqué que l’éradication de ce fléau figure en bonne place dans son agenda en tant que Président de la Confédération, lors de ses échanges avec la diaspora burkinabè du Mali, de la Mauritanie et de la Guinée-Conakry, au cours desquels la question a été soulevée. Ces échanges se sont tenus en marge de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de l’AES, organisée à Bamako le mardi 23 décembre 2025.

La libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace AES devrait ainsi devenir une réalité tangible, au-delà des discours, à travers des actions concrètes sur le terrain. Sous sa casquette de Président de la Confédération des États du Sahel, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a inscrit la lutte contre les tracasseries routières parmi ses priorités, dans l’optique de faire de l’AES une entité politique véritablement au service du bien-être des populations.

Alors que la question a été soulevée par le représentant du Haut Conseil de la délégation burkinabè à Bamako, Pascal SOME, le Président de la Confédération a révélé qu’elle figure déjà à son agenda et que son homologue du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, lui avait également évoqué le fléau lors d’un entretien à trois avec le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition du Mali.

Le Chef de l’État a ainsi annoncé la prise prochaine de décisions fermes, en concertation avec ses pairs de la Confédération, pour lutter efficacement contre la corruption sur les axes routiers, source principale des tracasseries. « Je vais demander au Président de la Commission nationale de l’AES de me proposer un projet de décision afin que les trois pays prennent des décisions fermes à l’encontre des forces qui exercent des tracasseries contre nos citoyens », a-t-il martelé.

Combattre à tout prix la corruption

Pour lui, l’intégration prônée au sein de l’AES ne doit pas rester au stade du discours. « Nous allons prendre des mesures rapidement pour que la décision soit mise en place et peut-être accompagnée d’une commission qui va gérer les cas de corrompus », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, sur le plan national, dans le cadre de la lutte contre ce même fléau, des dispositions sont en cours pour susciter une mobilisation populaire contre le phénomène. « Au Burkina Faso, j’ai mis une commission en place et des textes seront adoptés pour encourager ceux qui arrivent à filmer en cachette ou à enregistrer les preuves de corruption », a fait savoir le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Il a souligné que cette démarche sera accompagnée d’un soutien financier destiné à encourager les dénonciateurs et à renforcer la lutte contre la corruption au sein même des forces de sécurité.

Enfin, le Président du Faso a invité l’ensemble de ses compatriotes vivant dans les trois pays à s’approprier la carte d’identité biométrique de la Confédération des États du Sahel, déjà mise en circulation. « On a lancé la carte d’identité biométrique AES et l’idéal est de permettre à tous les détenteurs de cette carte de pouvoir voyager de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud de la Confédération sans tracasserie », a-t-il conclu.

Il a invité l’ensemble des populations à refuser la corruption, estimant que « la corruption doit être combattue à tous les échelons. Chacun doit éviter la corruption et éviter d’être corrompu. C’est en cela que nous pourrons vraiment agir pour l’intérêt de notre pays ».

Lucien DAKISSAGA, de retour de Bamako

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