Alassane Ouattara plaide pour une reprise du dialogue entre la CEDEAO et l’AES : le retour de la honte s’annonce étincelant
Est-ce un mea-culpa ? Un aveu d’impuissance ? Un retour à la raison ?
À Abidjan, ce lundi 11 août 2025, Alassane Dramane Ouattara a appelé à une reprise des discussions entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des États du Sahel (AES). Le président ivoirien, visiblement soucieux de raviver un lien brisé, a déclaré que cette initiative serait « une très belle chose pour les peuples » de la sous-région. Mais derrière cette apparente ouverture se profile le spectre des vieilles méthodes, celles-là mêmes qui ont précipité la rupture.
La marche de l’opposition ivoirienne a-t-elle ouvert les yeux d’Alassane Dramane Ouattara ? A-t-il compris que son régime lui cachait l’ampleur du mécontentement populaire et que les aspirations profondes du peuple ivoirien allaient dans un tout autre sens ? Le soutien d’Emmanuel Macron commencerait-il à se dissiper ? Autant de questions qui pourraient éclairer les raisons de cette soudaine volonté de dialogue.
Car la CEDEAO, sous la conduite de dirigeants comme Ouattara, n’est plus l’organisation d’intégration solidaire qu’elle prétend être. Elle s’est muée en bras politique et économique d’influences extérieures, multipliant sanctions arbitraires, décisions impopulaires et ingérences dans les affaires internes des États souverains. Les peuples du Sahel, excédés par cette posture, ont pris leur destin en main en constituant l’AES, symbole d’une rupture assumée.
Plaider aujourd’hui pour un dialogue, sans reconnaître les torts passés, relève moins d’un geste sincère que d’une manœuvre visant à sauver une institution en perte de légitimité. Le « retour » que promet Ouattara n’a rien d’honorable : il risque de réactiver les mécanismes de domination et de tutelle que les peuples rejettent massivement. Et si ce retour s’annonce « étincelant », c’est bien parce qu’il brille déjà du feu de la honte politique.
Contrairement au récit véhiculé par certains dirigeants de la CEDEAO, les peuples de l’AES et ceux des pays restés dans l’organisation n’ont jamais eu de conflit entre eux. Ils partagent des liens historiques, culturels et économiques qui dépassent les frontières tracées par les politiques. Le véritable problème ne réside pas dans les relations entre citoyens, mais dans les manœuvres de certains chefs d’État de la CEDEAO qui, sous couvert d’unité, entretiennent des tensions artificielles au service d’intérêts étrangers aux aspirations populaires.
L’AES, de son côté, trace sereinement sa route, portée par une volonté inébranlable : recouvrer sa souveraineté, préserver sa liberté et instaurer une paix durable. Cette trajectoire répond directement aux aspirations profondes des peuples, lassés des ingérences et des diktats extérieurs. En affirmant leur indépendance politique et économique, les États de l’AES prouvent qu’une autre voie est possible : celle de la dignité, de l’autodétermination et d’une coopération sincère entre nations africaines.
Relwendé ✍🏼