Burkina Faso: 850 milliards FCFA de l’ONU, le choc réel de Paris à Abidjan pour les partisans des régimes
La Révolution Progressiste Populaire (RPP) est en marche malgré les multiples contraintes. Depuis l’annonce de la mobilisation de plus de 850 milliards FCFA par l’ONU, au profit de la paix, de la souveraineté alimentaire et de la cohésion sociale sur la période 2025-2030, certains régimes africains et extra-africains semblent avoir du mal à encaisser cette bonne nouvelle.
Alors que Paris s’était autoproclamé porte-parole et défenseur des intérêts des pays francophones à l’ONU et devant d’autres organisations internationales, la remise en cause de cette posture paternaliste par les pays de l’AES a attisé la colère à l’Élysée. De nombreuses manœuvres ont été orchestrées pour étouffer toute initiative en faveur des pays du Sahel.

Mais force est de reconnaître que la diplomatie active de la Confédération constitue désormais une pièce du puzzle qui échappe à Emmanuel MACRON, à ses conseillers et aux diplomates français au sein des organismes internationaux. La récente annonce de la mobilisation de centaines de milliards par l’ONU au profit du pays des Hommes intègres en est la preuve palpable. Elle témoigne que la RPP est une entité politico-idéologique dont les échos résonnent jusque dans les cercles décisionnels de l’ONU, loin des desiderata de l’impérialisme français.

Outre Paris, qui exerce une certaine hégémonie politique sur des pays africains comme la Côte d’Ivoire, les débats, là-bas aux abords de la lagune Ébrié, ont quitté les cercles restreints des causeries autour du thé pour se transposer sur les réseaux sociaux, révélant une animosité manifeste. De nombreux soutiens du régime de Alassane OUATTARA vivent mal cette annonce favorable au Burkina Faso.
En effet, malgré la prétendue renommée internationale du président ivoirien, le pays demeure englué dans une spirale d’endettement à chaque projet annoncé. Pire encore, le régime a franchi le rubicond en contractant de nouvelles dettes pour rembourser d’anciennes, tandis qu’une image reluisante d’une économie ivoirienne moderne est vantée dans les cercles du pouvoir.
Il est dès lors plus aisé de comprendre la colère qui anime certains soutiens zélés du pouvoir d’Abidjan. Le réalisme politico-économique du Capitaine Ibrahim TRAORÉ depuis son arrivée au pouvoir, malgré la guerre contre le terrorisme, les chocs extérieurs et les contraintes multiples, ainsi que sa capacité à mobiliser des ressources endogènes, constituent une véritable nouveauté pour ces opinions.
L’histoire enseigne qu’en période de guerre, aucune nation ne peut se construire. Au Burkina Faso, c’est pourtant l’inverse. Le champ de la lutte antiterroriste est investi parallèlement à celui du développement économique durable, à travers des projets structurants financés sur fonds propres, c’est-à-dire sur le budget de l’État burkinabè.

Les vuvuzelas du RHDP reprochent au Capitaine Ibrahim TRAORÉ d’avoir, cette fois-ci, fait recours à l’aide internationale, alors qu’il se présenterait selon eux, comme un chantre du panafricanisme appelant à refuser toute aide extérieure. Sur ce point, l’inculture dont ils font preuve est manifeste, au regard des calomnies qui l’accompagnent.
La position de la RPP est pourtant claire : depuis l’avènement du Capitaine Ibrahim TRAORÉ au pouvoir, l’État burkinabè refuse toute aide conditionnée à des directives contraires à ses intérêts nationaux. Ainsi, des institutions financières internationales aux ONG et autres structures, le message est sans équivoque : le Burkina Faso nouveau refusera tout soutien assorti de canevas d’orientation politique ne reflétant pas ses ambitions souveraines.

C’est dans cette logique que, face à l’urgence d’un développement durable, le choix d’un État s’appuyant sur sa force économique interne a été privilégié. Ce choix judicieux s’est jusqu’ici montré à la hauteur des attentes : acquisition de moyens militaires, équipements pour le secteur de la santé, engins de modernisation à travers Faso Mêbo, dizaines de milliards investis dans la mécanisation agricole avec une production record de plus de 7 millions de tonnes de céréales en 2025, au-delà des besoins nationaux, investissements constants pour sauver des entreprises en difficulté et en créer de nouvelles, sans oublier l’acquisition de mines industrielles telles que Boungou et Wahgnion, ainsi que bien d’autres projets structurants financés sur le budget national.

Au regard de ces acquis dans la lutte contre le terrorisme et des investissements colossaux consentis dans le développement, les pourfendeurs de la RPP peuvent se complaire dans leur médiocrité.
L’histoire retiendra cependant cette nouvelle dynamique imposée sous le leadership du capitaine Ibrahim TRAORÉ. Avec ou sans aide, le pays des Hommes intègres a déjà prouvé qu’il est désormais le capitaine qui conduit le navire de sa propre destinée.
Wendyam ✍️
