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Burkina Faso: Ces camions et cars qui tuent; Quand les transporteurs font de la mort un métier !

Chaque jour, des centaines de Burkinabè empruntent les routes nationales dans l’espoir d’atteindre leur destination sains et saufs. Mais cet espoir devient de plus en plus mince face aux comportements criminels de certains conducteurs de transport en commun et de marchandises et à l’impunité dont ils bénéficient de par le laxisme de leurs employeurs.

Les cercueils roulants ont encore de beaux jours devant eux.

Les excès de vitesse sont devenus une norme. Les chauffeurs, souvent jeunes, téméraires et parfois sans véritable formation, confondent l’asphalte à une piste de rallye. Que fait-on du plombage des véhicules censé limiter leur vitesse ? À croire que la mort se vend au prix du billet.

Les premiers responsables de compagnies se dédouanent.

Au lieu d’appliquer des sanctions exemplaires à leurs employés fautifs, ils invoquent la sempiternelle excuse : « ils cherchent à nourrir leurs familles ». Et pendant ce temps, ils endeuillent d’autres familles dans le silence, parfois à coups de dizaines de morts d’un seul accident.

Le secteur des visites techniques, un nid de complaisance.

Combien de véhicules impropres à la circulation, aux freins défectueux ou pneus lisses, circulent en toute légalité avec un sticker de visite à jour ? Il est plus que temps que l’État reprenne en main ce secteur vital, qui ne peut être laissé aux mains de marchands de deals et de vieilles amitiés.

L’autorité doit sévir.

Qu’on ne se contente plus de pleurer les morts. De la plus petite infraction – un rétroviseur manquant, un feu grillé – au plus grave – homicide routier – les sanctions doivent tomber. Il faut instaurer « des licences de bonne conduite », attribuées aux compagnies exemplaires et révoquer sans appel celles qui mettent en danger la vie de leurs passagers.

Trop, c’est trop.

Nous n’avons pas besoin d’un nouveau drame pour agir. La sécurité routière n’est pas une faveur : « c’est un droit ». Et ce droit doit être défendu, contre vents, pneus lisses et chauffards dopés à la témérité.

Que les routes du Faso cessent d’être des tombes à ciel ouvert par le fait de conducteurs inconscients.

Fils du Boulgou

Faso Voxpress

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