Burkina Faso/ JEPPC 2026: « Le patriotisme dans les assiettes », le Capitaine Ibrahim TRAORÉ appelle à la révolution des habitudes
Ce 26 mars 2026, dans l’enceinte de l’immeuble du Faso à Ouagadougou, a lieu le lancement officiel de la première phase des Journées nationales de l’Engagement Patriotique et de la Participation Citoyenne.
Sous fond d’une mobilisation de la communauté gourounsi précisément la communauté lyélé, le lancement de la première phase des Journées nationales de l’Engagement Patriotique et de la Participation Citoyenne (JEPPC) a débuté par un geste symbolique à savoir la montée des couleurs.
Dans une unité remarquable, le personnel administratif de la Justice, de l’Administration territoriale et de la Mobilité s’est retrouvé côte à côte.

Cadres, policiers et agents de la garde de sécurité pénitentiaire ont formé un bloc solennel, rejoints par la communauté Gourounsi, précisément la communauté lyélé, dont les voix ont porté avec ferveur l’hymne national.
Sous la présidence du ministre de la Justice, Rodrigue Edasso BAYALA, et en présence de son collègue de l’Administration territoriale, Émile ZERBO, la cérémonie a été marquée par un message du Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim TRAORÉ.

À 7h30 précise, après que le drapeau ait rejoint le sommet du mât, le ministre d’État Émile ZERBO a porté la voix du président du Faso, le capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Au-delà du protocole, c’est un véritable appel à la « révolution des habitudes » qui a été lancé aux Burkinabè.
L’idée centrale étant de joindre l’acte à la parole pour le patriotisme et la citoyenneté notamment dans les assiettes. Le ministre d’Etat a insisté sur la nécessité de rompre les chaînes de la dépendance en privilégiant la consommation locale. Selon lui, produire ce qu’on mange et transformer ce que l’on produit, est l’unique chemin vers une souveraineté véritable.

En pointant du doigt les mécanismes de l’impérialisme qui, durant des décennies, a conditionné les esprits à mépriser les richesses du terroir au profit de l’importé, Émile ZERBO a appelé à un sursaut de fierté. Il est temps, a-t-il martelé, de redonner les lettres de noblesse aux produits des régions, que ce soit ceux du Sourou, de Bagré ou de Bama pour ne citer que ces points de production.

En citant avec sagesse l’adage « l’enfant sage achète les galettes de sa maman », le ministre d’État a rappelé que chaque produit local consommé est un soutien direct aux producteurs nationaux et un moteur pour l’économie du pays.
C’est cette résistance économique qui permettra au Burkina Faso de tracer sa propre route, loin des turbulences extérieures, a t-il laissé entendre.
Que ce soit dans les écoles, les administrations ou les foyers, le « consommer local » doit désormais devenir un réflexe quotidien, une identité partagée.
Le message a été clair. Il s’agit d’impulser le changement de comportement en tant que première pierre de la construction d’une nation forte, digne et résolument tournée vers ses valeurs endogènes. La communauté lyélé a fait montre de sa gratitude pour le point d’honneur qui leur a été fait en l’associant à un tel événement solennel.
Elle a exprimé son engagement à promouvoir les valeurs endogènes et surtout accompagner la mise en œuvre de la Révolution progressiste populaire avec le capitaine Ibrahim TRAORÉ, président du Faso.
Soumoubienkô KI✍️
Crédit Photo📸 : Benjamin Boubié BATIONO
