Burkina Faso: l’État a mené une croisade contre la fraude dans la commercialisation de l’or de 2021 à 2024
Le secteur extractif au pays des Hommes intègres est l’un des plus prometteurs de la sous-région ouest-africaine. Au cœur de cette partie du continent africain, le sol et le sous-sol burkinabè regorgent de plusieurs minerais et de métaux précieux, dont le fameux roi des métaux : l’or.
Ces dernières années, son extraction a connu une hausse en termes de recettes pour l’État burkinabè, en faisant la force motrice de l’économie nationale. Toutefois, le secteur reste confronté à plusieurs pratiques néfastes, notamment les trafics illicites vers des pays côtiers et du Moyen-Orient.
Cependant, dans cette dynamique, les autorités ont mené une véritable croisade contre l’anarchie dans le secteur extractif, dont le pivot est le commerce illicite de l’or en dehors des canaux officiels sous la supervision de l’État. Entre 2021 et 2024, les actions de lutte contre la fraude dans la commercialisation de l’or et des autres substances minérales ont produit des résultats forts appréciables.

Environ 103 016,84 grammes d’or ont été saisis durant cette période, démontrant ainsi l’engagement du gouvernement, sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à circonscrire les exportations illégales d’or hors des frontières du pays. Le trafic illicite de l’or occasionnait un manque à gagner très élevé pour le budget national. Mais avec la rigueur instaurée, plus de 11 milliards de FCFA ont été recouvrés au profit du Trésor public, selon les données issues du document du Plan national de développement R.E.L.A.N.C.E 2026-2030.
Ces chiffres éloquents montrent à quel point l’État burkinabè subissait des pertes dans ce domaine. La nouvelle dynamique politique en cours, sous la bannière de la Révolution progressiste populaire, entend prendre le taureau par les cornes. La création de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) en 2023 traduit, sur le plan décisionnel, la volonté des autorités de reprendre la main sur le secteur à travers un contrôle renforcé des exploitations minières artisanales et la semi-mécanisation de certains sites pour une meilleure rentabilité au profit de l’État.
Le choix semble judicieux : en 2025, le pays des Hommes intègres a produit 94 tonnes d’or, avec une contribution de la SONASP estimée à près de 40 tonnes, générant plus de 776 milliards de FCFA au profit du budget de l’État.
En resserrant l’étau autour du trafic illicite de l’or, le gouvernement ne se contente pas de protéger les intérêts nationaux. Il coupe également les sources de financement de certains réseaux dont les profits pourraient alimenter l’insécurité.
Lucien DAKISSAGA ✍️
