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Burkina Faso : Reprise en main de la communication, les intérêts nationaux au cœur de la stratégie

Depuis des décennies, l’Afrique a laissé le monopole de la communication à ses adversaires géopolitiques. À des milliers de kilomètres du continent, grâce aux outils numériques, l’espace informationnel africain est devenu un terrain fertile pour des acteurs extérieurs déterminés à imposer leur narratif aux peuples africains, souvent malgré eux. Cette dynamique connaît aujourd’hui une rupture dans l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES), notamment au Burkina Faso, depuis l’avènement du capitaine Ibrahim TRAORÉ à la tête de l’État en septembre 2022.

Avant cette rupture, plusieurs initiatives africaines avaient déjà tenté de reprendre la main, à travers des médias comme Africable, mais elles se sont heurtées au déficit de volonté politique et à la soumission de certains dirigeants à des agendas extérieurs. Ces dernières années, la Confédération des États du Sahel s’est résolument engagée dans une dynamique visant à contrer cette « perfusion intraveineuse » informationnelle, jugée contraire à ses intérêts stratégiques. À la tête de cette reprise en main de la communication dans l’espace sahélien se trouve la Révolution Progressiste Populaire (RPP), conduite par le capitaine TRAORÉ.

Des projets phares en cours de réalisation comme l’exemple de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso

Son engagement à la tête du pays des Hommes intègres est marqué par une remise en cause profonde de l’architecture politico-économique héritée du système occidental. Cette rupture affichée au sommet de l’État burkinabè suscite l’hostilité de certains cercles de décision internationaux, entraînant une offensive communicationnelle visant à contrecarrer sa vision et à freiner toute adhésion à son modèle de gouvernance au-delà des frontières nationales.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO

Toutefois, les adversaires du régime n’avaient pas mesuré l’ampleur de la détermination des autorités burkinabè. Sous l’impulsion du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, dirigé par Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, une véritable stratégie de communication en contexte de guerre a été mise en place. Dans la pratique, cette stratégie investit l’ensemble des champs communicationnels, allant des réseaux sociaux aux outils numériques, afin de contrer l’adversaire sur les terrains classiques de l’information. De la mise en lumière des actions du gouvernement aux campagnes de riposte face aux médias occidentaux, une véritable guerre de l’information se joue désormais entre les différentes parties.

L’engagement du peuple burkinabè aux côtés des autorités a contribué à renverser la tendance. Cette mobilisation a contraint certains médias occidentaux à adapter leur traitement de l’actualité au rythme imposé par les communicateurs de la RPP, communément appelés le « BIR-C », ou Bataillon d’intervention rapide de la communication. Ces derniers ont su imposer leur cadence sur les réseaux sociaux en assurant la promotion des initiatives gouvernementales, tout en menant des actions de riposte face aux tentatives de ternir l’image des autorités, désormais perçues par la population comme des acteurs du renouveau social burkinabè, où l’intérêt général prime sur les intérêts individuels.

Une vue de blindés acquis au profit des forces combattantes en 2025

En 2025, les actions de ces communicateurs ont fortement contribué à redistribuer les cartes de l’information. Lors de l’exposé du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO sur la situation de la nation, il a été rappelé que plus de 7 000 productions audiovisuelles, écrites et numériques, en lien avec la lutte contre le terrorisme, la désinformation et les fake news, ainsi que des sorties de terrain dans des zones reconquises, avaient été réalisées.

Cette démonstration de force en matière de communication, avec la contribution de ces « guerriers de l’offensive communicationnelle », a profondément modifié le paysage informationnel national. Elle témoigne de la volonté des autorités d’imposer leur narratif, de déconstruire les récits adverses et de protéger les populations contre les campagnes de haine et d’ethnicisation du terrorisme. En somme, les intérêts nationaux sont désormais placés au cœur de la communication politique, internationale et culturelle, mobilisant l’ensemble des leviers endogènes.

Wendyam ✍️

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