[#Burkina_Faso] Le KORAG à la trousse des douaniers corrompus

La Révolution Progressiste Populaire a fait de la lutte contre la corruption l’un des piliers essentiels de sa gouvernance. Dans cette dynamique, la Coordination des Organes de la Révolution pour l’Assainissement et la Gouvernance (KORAG), dont le porte-parole est le Capitaine Azaria Farouck SORGHO, mène un combat sur plusieurs fronts afin d’instaurer une gestion vertueuse au sein des administrations publiques et privées. Objectif : protéger les intérêts de l’État et des citoyens honnêtes contre certains agents indélicats incapables de se libérer du mal de la corruption.

Dans un communiqué rendu public dans la nuit du mercredi 11 novembre 2025, le Capitaine SORGHO a révélé, sur la base des investigations de l’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC), que plusieurs douaniers ont été pris en flagrant délit de corruption et de blanchiment de capitaux. Leur stratégie reposait sur une subtile complicité nourrie par « l’insouciance des corrompus ». Selon le communiqué, ils exigeaient des conducteurs routiers le paiement de sommes d’argent pour laisser passer des camions, malgré un dédouanement régulier au bureau des douanes de Ouaga Inter.

Ces faits, qui remontent à 2021, ont refait surface à la suite d’une requête de l’ASCE-LC. Les enquêtes ouvertes par la justice ont permis la découverte d’importantes sommes d’argent détenues par les mis en cause dans leurs bureaux et domiciles. Des montants jugés manifestement disproportionnés par rapport à leurs revenus. Grâce à ces « preuves matérielles irréfutables », deux agents, un inspecteur et un contrôleur, ont été arrêtés. La poursuite des investigations a conduit à l’interpellation de onze (11) autres douaniers pour les mêmes infractions de corruption et de blanchiment de capitaux.

Douze témoins ( transitaires, déclarants en douane, transporteurs et commerçants) ont confirmé avoir remis des sommes allant de 100 000 à 150 000 F CFA, sans quittance, aux mis en cause. Ceux-ci, qui avaient nié les faits, ont finalement été confondus par des images et vidéos de surveillance les montrant en flagrant délit.

Le comble dans cette affaire : ces agents étaient en poste à la Coordination nationale de lutte contre la fraude, une structure censée incarner l’exemplarité par la traque des pratiques illicites et des trafics contraires aux normes en vigueur.

Mais cette tache noire de la corruption au sein de la société burkinabè s’étend au-delà de la douane. Elle touche désormais la justice, cette institution censée garantir le droit et l’équité.

Wendyam ✍️

#FasoVoxpress

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