[#Burkina_Faso] « Nous ne sommes pas nés pour être les derniers, nous ne sommes pas nés pour souffrir », Capitaine Ibrahim TRAORÉ
Le 23 décembre 2025, en marge de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a eu un dialogue avec la diaspora burkinabè au Mali, en Guinée Conakry et en Mauritanie.


Cette rencontre a été l’occasion pour le dirigeant de dévoiler un pan entier de son ambition en matière d’infrastructures routières pour le pays des Hommes intègres, avec une nouvelle orientation consistant à prioriser le génie national dans la construction de la Nation, portée par l’Initiative présidentielle Faso Mêbo.
« Nous avons décidé de construire nos infrastructures en comptant sur nos propres ingénieurs, surtout les jeunes ingénieurs sortis de nos écoles, de plusieurs écoles du continent africain et du monde, recrutés par l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, et qui sont en train de prendre la main petit à petit », a déclaré le Président du Faso.


Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large visant à doter chaque région d’une brigade pour la construction des routes. « L’objectif est d’avoir dans chaque région une brigade capable de construire des routes jusqu’au bitume et nous y sommes presque », a-t-il soutenu, précisant que certaines brigades sont déjà en action et d’autres seront constituées bientôt.
« Toutes ces brigades et les matériels que vous avez vus, sont financés par l’argent du peuple », a rassuré le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Dans son allocution, le dirigeant a fustigé les combines de certains pourfendeurs de la Révolution Progressiste Populaire à travers la création de pages Facebook soi-disant destinées à diffuser des informations contraires à la réalité ayant prévalu à l’achat de ces matériels.
« Des ennemis de notre Nation créent des pages (économique, ndlr) pour essayer de faire comprendre comme si nous sommes allés emprunter de l’argent pour payer ces matériels », a-t-il dénoncé.

Pour le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, les personnes qui s’adonnent à de telles pratiques, qu’il a baptisées « esclaves de salon », n’ont qu’un seul objectif, travestir la réalité du financement sur le fonds.
« Je le dis haut et fort, c’est vous, le peuple, qui contribuez et qui permettez de faire cela, et il n’y a pas un franc de qui que ce soit là-dedans », a réitéré le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Il a réaffirmé sa disponibilité ainsi que celle de son gouvernement dans son ensemble à partager l’expérience burkinabè à travers une mobilisation populaire autour de la construction de la Nation.
« Nous ne sommes pas nés pour être les derniers, nous ne sommes pas nés pour souffrir. Restez convaincus de cela : le bonheur, on le connaîtra, on vivra en paix », a-t-il conclu, avec la conviction que bâtir un lendemain meilleur est possible grâce à l’engagement collectif autour de la construction de l’édifice national.
Lucien DAKISSAGA
