Gestion des participations publiques : le gouvernement crée un Secrétariat technique stratégique
Le gouvernement franchit un pas décisif vers une gestion plus rigoureuse et stratégique des intérêts publics. Réuni en Conseil des ministres ce jeudi 26 février 2026, l’exécutif a adopté un décret portant création d’un Secrétariat technique chargé du Suivi du portefeuille des participations de l’État et de ses démembrements dans les entités économiques (ST/SPPE).

Ce nouveau dispositif institutionnel répond à un impératif de modernisation et d’efficacité. Le portefeuille des participations de l’État regroupe l’ensemble des actions et parts détenues par la puissance publique, directement ou indirectement, dans des entreprises dotées de la personnalité morale. Ces participations constituent un levier stratégique majeur pour l’économie nationale, tant en matière de souveraineté que de performance financière.
Jusqu’ici, la gestion de ces participations impliquait plusieurs structures aux compétences parfois imbriquées, ce qui pouvait entraîner des chevauchements et un manque de lisibilité dans le pilotage stratégique. La création du ST/SPPE vise précisément à corriger ces insuffisances. Elle permettra de centraliser le suivi, d’harmoniser les pratiques et de clarifier les responsabilités en matière de tutelle, de contrôle et de valorisation des actifs publics.
Selon les autorités, cette nouvelle entité spécialisée aura pour mission d’assurer une gestion active et cohérente du portefeuille public. Il s’agira non seulement de suivre les performances économiques et financières des entreprises concernées, mais aussi d’anticiper les risques, d’optimiser les rendements et de veiller à la conformité des orientations stratégiques avec les priorités nationales.
Au-delà de la dimension technique, cette réforme traduit une volonté politique affirmée, renforcer la gouvernance des entreprises publiques et parapubliques, améliorer leur compétitivité et garantir une meilleure protection des intérêts de l’État. En dotant l’administration d’un outil dédié et structuré, le gouvernement entend accroître la transparence et l’efficacité dans la gestion des ressources publiques.
L’adoption de ce décret marque ainsi une étape importante dans la rationalisation de l’action publique. Elle ouvre la voie à une gouvernance plus professionnelle des participations de l’État, au service d’une économie plus performante et résiliente.
Ismaël KIEKIETA ✍🏼
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