[#AES] Force unifiée de l’AES: une arme redoutable contre le terro-risme
La lutte contre le terrorisme au Sahel vient de franchir un cap décisif avec l’entrée en scène de la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (FU-AES). En prélude à la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’État de l’AES, le Président de la Transition du Mali, Chef de l’État, Chef suprême des Armées et Président de la Confédération des États du Sahel, Son Excellence le Général d’Armée ASSIMI GOÏTA, a présidé à Bamako la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard à cette nouvelle force conjointe. Cet événement symbolique marque une étape majeure dans l’affirmation d’une défense collective souveraine.

Officiellement lancée le 20 décembre 2025 à Bamako, la FU-AES regroupe 5 000 soldats issus du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Placée sous le commandement du général burkinabè DAOUDA TRAORÉ, elle constitue une réponse coordonnée et durable à la menace terroriste qui fragilise les États et les populations du Sahel. Dotée de moyens terrestres, aériens et de capacités de renseignement renforcées, la force ambitionne de conduire des opérations transfrontalières efficaces, en s’appuyant sur la complémentarité des armées nationales.
Au-delà de sa dimension militaire, la Force unifiée incarne une vision stratégique partagée. Elle repose sur la synchronisation des renseignements, la réduction des vulnérabilités aux frontières et une posture d’alerte permanente sur l’ensemble de l’espace AES. Sa flexibilité de déploiement lui permet d’intervenir là où la menace se manifeste, avec pour priorités la protection des populations civiles, la sécurisation des territoires et la préservation de l’intégrité des États membres.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de la création de l’Alliance des États du Sahel en 2023, devenue Confédération en 2024. Elle traduit la volonté politique des trois pays de prendre en main leur destin sécuritaire, en s’appuyant sur leurs propres forces et sur une coopération régionale resserrée. La remise de l’Étendard consacre ainsi un choix stratégique fort : une défense concertée, souveraine et adaptée aux réalités du terrain.
En dotant la Confédération des États du Sahel d’un outil militaire commun, crédible et opérationnel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger envoient un message clair. Le Sahel entend désormais assurer sa sécurité par lui-même, dans l’unité, la solidarité et la détermination, au service de la paix et de la stabilité sous-régionale.
Kaki ✍🏼
