|

Côte d’Ivoire/Blanchiment d’argent: Le RHDP toujours sur le banc des accusés

Au cœur de l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire se retrouve sous le feu des critiques américaines. En cause, des soupçons persistants de blanchiment d’argent liés au Hezbollah, dans un contexte national déjà marqué par des scandales de trafic de drogue et de corruption impliquant des responsables locaux proches du pouvoir du RHDP.

En matière de lutte contre le blanchiment d’argent susceptible d’être lié à des activités rebelles ou terroristes, le régime du RHDP reste sous le pilori de l’administration américaine.

Selon des révélations de nos confrères d’Africa Intelligence, les États-Unis multiplient depuis plusieurs mois les pressions sur le régime du président Alassane Ouattara. En cause, Washington demeure convaincu de l’existence de flux financiers illicites opérés depuis la Lagune Ébrié pour alimenter les réseaux de la branche armée du Hezbollah libanais, que certains rapports officiels soupçonnent d’entretenir des liens avec des groupes terroristes au Moyen-Orient et en Afrique.

Cette nouvelle révélation met en lumière l’opacité qui entoure la gestion du pays depuis l’arrivée des Ouattara au pouvoir. S’il est vrai que la Côte d’Ivoire a accueilli la communauté libanaise fuyant la guerre pour s’installer et prospérer, une question demeure: les services de renseignement ivoiriens ont-ils été capables de détecter que parmi ces réfugiés se glissaient des acteurs liés à des réseaux armés du Moyen-Orient ?

Toujours est-il que le régime du RHDP se retrouve une nouvelle fois sur le banc des accusés. Cette fois, ce ne sont ni l’AES ni les opposants politiques qui pointent du doigt, mais bien les États-Unis, qui reprochent au pouvoir en place son manque d’efforts dans la lutte contre le blanchiment d’argent. Un phénomène dont les ramifications peuvent servir au financement d’activités criminelles telles que le terrorisme, avec pour finalité de déstabiliser des régimes à travers le monde.

Selon certaines indiscrétions, le refus d’Abidjan de voir le Burkina Faso présider la présidence tournante de l’UEMOA ne serait pas étranger à ces préoccupations, dont la révélation pourrait s’avérer explosive pour le régime.

Déjà, en 2024, une affaire de trafic de cocaïne avait éclaboussé des proches du pouvoir, parmi lesquels des policiers, des militaires et des responsables locaux, à travers un vaste système de corruption et de pots-de-vin. En mars 2025, un nouveau scandale lié au trafic de drogue a de nouveau relancé le débat, mettant à nu l’infiltration des réseaux criminels au cœur même des institutions ivoiriennes.

Toutes ces affaires (blanchiment d’argent, trafic de cocaïne ou de drogue) ont un dénominateur commun : leur contribution au financement d’activités illicites et criminelles, sources potentielles d’instabilité politique et sécuritaire dans plusieurs régions du monde.

Le fils d’Adjamé ✍️

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *