[#Côte_d_Ivoire] : Le « mensonge d’État » érigé en valeur par le régime Ouattara
Le 28 septembre 2025, le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, affirmait sans ambiguïté que le régime d’Abidjan entretenait des liens avec des groupes armés terroristes et offrait gîte et couvert aux ennemis du Burkina Faso.
Cette déclaration n’est pas restée sans réponse du côté de la Lagune Ébrié. Le 1er octobre, à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a tenté de démentir ces accusations par un discours au ton mielleux, qui s’apparente toutefois à l’érection du « mensonge d’État » en valeur cardinale du régime Ouattara.
« Tous ceux qui vivent sur notre sol savent que, pour respecter le devoir d’hospitalité de la Côte d’Ivoire, ils doivent s’abstenir de certaines pratiques », a-t-il déclaré. Pourtant, derrière cette affirmation se cache une réalité bien différente. N’est-ce pas à Abidjan qu’a été créé le Front pour la Défense de la République (FDR), lequel a lancé un appel à la rébellion contre le pouvoir du Capitaine Ibrahim TRAORÉ en 2024 ? Quelle a été la réaction de l’État ivoirien lorsque Ouagadougou a formulé une demande d’extradition de certains compatriotes installés à Abidjan, impliqués dans des tentatives de déstabilisation et en connivence avec des groupes armés terroristes ?
Silence radio. Aucune suite favorable. Une preuve supplémentaire que le régime ivoirien prospère dans des alliances opaques, avec pour seul objectif de participer à des manœuvres sournoises contre le pouvoir burkinabè.
En choisissant de dissimuler ou de manipuler délibérément la vérité pour servir ses propres intérêts, le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara se décrédibilise aux yeux de sa propre opinion publique.
Cette négation volontaire et publique révèle une posture habituelle : celle d’un pouvoir qui recourt à la position officielle mensongère pour cacher une vérité sensible, susceptible de provoquer des remous diplomatiques et d’entraîner de lourdes sanctions contre la Côte d’Ivoire.
En définitive, le régime Ouattara gagnerait à se ressaisir, car ériger le mensonge d’État en outil de gestion des crises et des tensions diplomatiques relève d’un certain amateurisme politique. Et franchi son Rubicon, ce choix ne peut qu’entraîner, à long terme, des conséquences lourdes et irréversibles pour la paix et la stabilité de ce pays.
Le fils d’Adjamé ✍️
Faso Voxpress
