[#Burkina_Faso] Trois nouvelles plateformes numériques pour améliorer l’accès aux services judiciaires
Le ministère de la Justice s’est doté, dans l’après-midi de ce lundi 15 décembre 2025 à Ouagadougou, de trois nouvelles plateformes numériques. La cérémonie officielle de présentation de ces outils a été placée sous le haut patronage du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, représenté par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile ZERBO, et sous la présidence du ministre de la Justice, des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions et Garde des Sceaux, Maître Edasso Rodrigue BAYALA, avec la co-présidence de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Mme Aminata ZERBO/SABANE.
La digitalisation de l’administration publique burkinabè n’est plus un vain mot. Depuis quelques années, l’État burkinabè met un accent particulier sur les services digitaux afin d’accélérer la transformation de son administration et d’offrir un meilleur accès à ses prestations. Le ministère de la Justice, sous la houlette de Maître Edasso Rodrigue BAYALA, ne fait pas exception à cette nouvelle dynamique nationale.
Après le lancement du e-certificat de nationalité et du e-casier judiciaire, intervenus respectivement en 2023 et 2024, et dont les impacts sont jugés positifs par les populations, ce sont désormais trois nouvelles plateformes numériques à savoir le e-permis de communiquer, Justice pénale et l’e-actes-RCCM qui viennent d’être mises en service, renforçant ainsi l’arsenal numérique du ministère de la Justice.
Concrètement, la plateforme « e-permis-communiquer.gov.bf » est consacrée à la demande en ligne du permis de communiquer pour rendre visite à un proche détenu dans un établissement pénitentiaire. Quant à la plateforme « justice-penale.gov.bf », elle facilite le dépôt et le suivi en ligne des plaintes, tout en intégrant le traitement des dossiers au sein des parquets près les Tribunaux de grande instance.
Enfin, la plateforme « e-actes-rccm.gov.bf » est dédiée aux demandes en ligne des actes dérivés du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM).
Dans son discours, prononcé par son représentant, le ministre d’État, ministre chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile ZERBO, le Premier ministre a salué « une avancée majeure dans la modernisation de l’administration judiciaire ».
Selon lui, le lancement de ces trois plateformes constitue un « tournant décisif dans la transformation numérique de la justice » et représente « un pas important vers une administration judiciaire plus transparente, plus accessible et plus proche du citoyen ».
Cette dématérialisation de l’administration publique s’inscrit en droite ligne de l’Axe 2 du troisième pilier du Plan d’action pour la stabilisation et le développement. « Le Burkina Faso entend faire de la digitalisation de son administration et de la dématérialisation des différentes procédures un outil central de la réforme de l’État et de l’amélioration des performances de l’administration publique burkinabè », a-t-il souligné.
De son côté, le ministre de la Justice, des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions et Garde des Sceaux, Maître Edasso Rodrigue BAYALA, a indiqué que ces plateformes vont contribuer à « désengorger les juridictions, à gagner en temps et à rendre la justice plus accessible ».
Son Secrétaire général, Harouna KADIO, a quant à lui indiqué que le processus de digitalisation à travers ces plateformes va permettre de réduire les déplacements, les délais de traitement et les contacts physiques, tout en assurant la traçabilité des actes. Cette innovation devrait ainsi entraîner une baisse de la perception de la corruption.
Abordant les relations entre l’administration publique et le justiciable, il a souligné que cette transformation numérique contribuera à restaurer la confiance, renforcer la redevabilité et consolider le lien entre l’administration et l’administré.
Par cette dynamique de digitalisation, le Burkina Faso engage une transformation profonde de son administration, conformément à la vision du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État.
Cette transition de l’analogique vers le numérique s’opère grâce au génie national des agents informaticiens du ministère et s’inscrit dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire, qui ambitionne de bâtir une société dont les forces reposent sur le socle national.
Lucien DAKISSAGA ✍️
Faso Voxpress
