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Burkina Faso/ Justice et droits humains : 91,44 % de performance en 2025 et de nouveaux chantiers annoncés

Le ministère de la Justice et des Droits humains tient, ce mercredi 11 mars 2026 à Ouagadougou, la revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue (CSD) « Justice et droits humains ». Cette rencontre présidée par le ministre de la Justice, Me Rodrigue Edasso BAYALA réunit les acteurs du monde judiciaire et de la défense des droits humains afin d’évaluer les performances enregistrées en 2025 et d’examiner les perspectives pour les années à venir.

Selon le ministre de la Justice, Me Rodrigue Edasso BAYALA, les travaux portent notamment sur l’examen du rapport de performance sectorielle 2025 et du plan d’action sectoriel 2026-2028. Il s’agit également d’évaluer l’efficacité du financement du secteur, d’identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités et de valider les cibles des extrants inscrits dans le plan d’action pour la période 2026-2028.

Le ministre de la Justice, Me Rodrigue Edasso BAYALA

Les résultats enregistrés en 2025 sont jugés satisfaisants. Le taux d’exécution physique des produits s’établit à 91,44 %, contre 88,38 % en 2024, tandis que le taux d’exécution financière global est de 81,12 %, contre 88,11 % l’année précédente.

Plusieurs réalisations ont marqué l’année 2025. Il s’agit notamment de la création de deux unités spéciales judiciaires dans les tribunaux de grande instance de Ziniaré et de Nouna, ainsi que de la mise en place de tribunaux de travail auprès de chaque TGI afin de rapprocher davantage la justice des justiciables dans les affaires sociales.

Une vue des acteurs du monde de la justice et des droits humains

Dans le cadre de l’opération « casiers vides », plus de 8 000 dossiers ont été jugés. À cela s’ajoutent plus de 150 dossiers criminels traités en 2025, portant le total à plus de 1 300 dossiers jugés entre 2021 et 2025. Le pôle anti-terroriste a, pour sa part, examiné 100 dossiers.

La modernisation du système judiciaire s’est également poursuivie avec le développement et l’opérationnalisation de plusieurs plateformes numériques, dont e-permis-communiquer, e-actes-RCCM, justice pénale et Justice SIRA. Par ailleurs, plus de 5 milliards de francs CFA ont été recouvrés au titre des avoirs saisis et confisqués, ainsi que plus de 800 millions de francs CFA au titre des amendes pénales.

Sur le plan pénitentiaire, plus de 350 tonnes de céréales ont été produites en 2025 dans le cadre de l’intensification de la production agricole en milieu carcéral, portant la production totale à 649,08 tonnes entre 2021 et 2025. En outre, 849 membres des forces de défense et de sécurité ont été formés aux droits humains et au droit international humanitaire.

Au regard de ces acquis, le ministre de la Justice a invité ses collaborateurs à redoubler d’efforts afin de renforcer l’accès équitable au service judiciaire pour tous.

Parmi les perspectives pour les années à venir figurent entre autres l’opérationnalisation de la justice coutumière, la réduction des délais de traitement des dossiers, la poursuite de la digitalisation des services judiciaires,la lutte contre la surpopulation carcérale et le renforcement de la réinsertion sociale des détenus.

Ces actions visent à ancrer durablement la justice burkinabè dans les mœurs locales et à en faire un pilier de la stabilité sociale.

Lucien DAKISSAGA ✍️

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