Burkina Faso: Face à l’évidence de l’échec du modèle démocratique importé, un nouveau modèle de gouvernance s’impose
Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, a déclaré lors de sa rencontre avec la presse nationale et internationale, le 2 avril 2026 : « La démocratie telle qu’on nous la présente ne nous intéresse pas (…) Il faut que les gens oublient la question de démocratie (…) ça ne nous intéresse pas, on ne veut même pas de ça. »
Cette affirmation du Chef de l’État a suscité de nombreuses réactions à travers le monde. Des analystes politiques aux médias internationaux, les commentaires se multiplient. Pourtant, cette sortie du Président du Faso se veut claire : la démocratie, telle que promue en Afrique dans sa forme occidentale, notamment à la suite du discours de La Baule, ne correspond pas nécessairement aux réalités socioculturelles africaines.
À défaut d’être adaptée aux réalités culturelles du continent, et en particulier du pays des Hommes intègres, la démocratie peine jusqu’à présent à produire les résultats escomptés. En effet, depuis les années 1990, plusieurs régimes dits démocratiques ont promis un « eldorado » à leurs peuples. Cependant, force est de constater que les discours de campagne et les actions une fois au pouvoir n’ont que rarement suivi la même trajectoire.
Entre corruption, gabegie financière et autres dérives contraires aux principes même que cette idéologie prétend incarner, de nombreux peuples africains ont fini par expérimenter les limites de cette démocratie à l’occidentale à leurs dépens.
Au regard de ces constats, l’émergence d’un autre modèle de gouvernance apparaît nécessaire. C’est dans cette dynamique que le Capitaine Ibrahim TRAORÉ appelle à une prise de conscience collective face à l’urgence de la situation, qui exige une mobilisation populaire afin de combler des décennies de retard et de sous-développement.
La Révolution Progressiste Populaire se présente ainsi comme une alternative, porteuse d’une nouvelle vision de la gouvernance, dont les premières actions laissent entrevoir des perspectives encourageantes. Par ailleurs, l’exemple des pays du Golfe montre que la démocratie n’est pas une condition absolue du développement.
En effet, ceux qui prônent la démocratie en Afrique n’hésitent pas, dans le même temps, à entretenir des relations étroites avec des monarchies du Golfe, motivées notamment par des intérêts économiques liés aux ressources pétrolières. Certains États occidentaux privilégient ainsi des partenariats stratégiques et sécuritaires en échange de contrats lucratifs, illustrant une politique internationale souvent perçue comme marquée par le deux poids deux mesures.
Dès lors, lorsque l’Afrique est concernée, la démocratie est présentée comme la clé du développement, tandis que dans d’autres régions du monde, les considérations changent selon les intérêts en jeu. Le Moyen-Orient a su tirer profit de cette posture, devenant une zone attractive pour les investissements étrangers.
Face à cette réalité, il apparaît judicieux pour les pays africains de repenser leur trajectoire de développement en s’appuyant sur des modèles endogènes, adaptés à leurs contextes spécifiques. C’est dans cette optique que le Capitaine Ibrahim TRAORÉ engage le Burkina Faso sur la voie de la Révolution Progressiste Populaire, avec pour ambition de bâtir une société véritablement souveraine sur les plans économique, politique et militaire.
Wendyam ✍️
