Réformes économiques : le cap 2026 lancé pour un climat des affaires plus attractif
À Ouagadougou, le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a procédé ce vendredi 10 avril 2026 à l’ouverture de la session ordinaire du comité de pilotage du dispositif de suivi de l’amélioration du climat des affaires et du cadre de concertation public-privé. Cette rencontre stratégique réunit les membres du gouvernement et les principaux acteurs du secteur privé autour d’un objectif commun, consolider les acquis et accélérer les réformes pour un environnement économique plus performant.
Dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer l’attractivité économique et de restaurer durablement la confiance des investisseurs, ce cadre de concertation s’impose comme un instrument clé. Il traduit la volonté des autorités de bâtir un partenariat solide avec le secteur privé, fondé sur le dialogue, la transparence et l’efficacité, afin de lever les contraintes structurelles qui freinent l’essor des activités économiques.
Les travaux de cette session s’articulent autour de six points majeurs, illustrant une démarche rigoureuse de suivi et de planification. Les participants examinent notamment le compte rendu et l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la session conjointe de 2025, ainsi que le rapport d’exécution du plan de réformes 2025 arrêté au 31 décembre. À cela s’ajoute l’analyse de la mise en œuvre de la tranche 2025 du plan d’actions 2025-2027, découlant des engagements pris dans le cadre du dialogue public-privé.
La session se projette également vers l’avenir avec l’étude du projet de plan de réformes 2026 et du plan d’actions 2026-2028, destinés à opérationnaliser les recommandations issues de la Rencontre nationale Gouvernement–Secteur privé de 2025 et des précédentes sessions. Ces orientations traduisent une volonté affirmée d’inscrire les réformes dans la durée, tout en garantissant leur cohérence et leur efficacité.
À travers cette initiative, le gouvernement réaffirme son engagement à créer un climat des affaires compétitif, inclusif et propice à l’investissement. L’ambition est claire : stimuler l’initiative privée, favoriser la création d’emplois et accompagner la transformation structurelle de l’économie burkinabè.
Dans son intervention, le Premier ministre a appelé l’ensemble des parties prenantes à un engagement accru dans la mise en œuvre des réformes. « Je vous exhorte à exécuter diligemment les actions retenues et à transmettre les rapports trimestriels. Le gouvernement n’aménagera aucun effort pour garantir un environnement sécurisé et propice aux affaires. Dans cette dynamique permanente, chacun a un rôle à jouer et doit l’assumer pleinement », a-t-il déclaré.
De son côté, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnianodem PODA, s’est voulu rassurant quant à la dynamique en cours. Il a souligné la progression du nombre d’entreprises créées et l’essor des unités industrielles, indicateurs d’un climat des affaires en amélioration. Selon lui, cette évolution s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté économique, visant à faire du Burkina Faso un pays résilient, capable de porter sa propre croissance.
Même satisfaction du côté du secteur privé. Le deuxième vice-président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Zanga Seydou SESSOUMA, a salué la qualité du dialogue instauré et les résultats obtenus. Il a exprimé la reconnaissance du secteur privé pour les efforts consentis par le gouvernement en faveur de l’amélioration du climat des affaires.
Cette session ordinaire s’affirme ainsi comme une étape déterminante dans la consolidation d’un environnement économique plus sain et plus dynamique. En renforçant le dialogue public-privé et en accélérant la mise en œuvre des réformes, les autorités burkinabè entendent poser les bases d’une croissance durable, créatrice d’emplois et porteuse de souveraineté économique.
Ismaël KIEKIETA ✍🏼
Crédit photo : Boubié Benjamin BATIONO
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