Burkina Faso/Tour féminin Yennenga : 4e victoire des cyclistes burkinabè, le maillot Luili Pendé toujours national
La 4e étape de la 1ère édition du Tour cycliste féminin Yennenga a, une fois de plus, été l’occasion pour les cyclistes burkinabè de démontrer leur maîtrise de la discipline. Ce vendredi 17 avril 2026, sur l’axe menant à la cité du Cavalier rouge, les sprinteuses burkinabè ont décroché leur 4e victoire d’étape grâce à Rose Elvine YAMEOGO, qui a franchi la ligne d’arrivée devant 22 adversaires redoutables.

En présence du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick PIKBOUGOUM ZINGUE/OUATTARA, et de l’invitée spéciale, la ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowende Pélagie KABORE, ainsi que des autorités régionales et d’anciennes gloires du football burkinabè, notamment Charles KABORE et Alain TRAORÉ, le drapeau national a été dignement représenté.

Parties à 8h33 de Kokologho en direction de Koudougou, dans la région du Nando, sur une distance de 65,82 kilomètres, les concurrentes ont livré une étape très disputée, finalement remportée par des cyclistes burkinabè mieux organisées. L’unique point chaud de POA, remporté par Lamoussa ZOUNGRANA, a d’emblée donné le ton de la domination nationale.
Entre échappées, rivalités et intensité, dans une atmosphère rythmée par la passion et la soif de victoire, la sprinteuse burkinabè Rose Elvine YAMEOGO s’est imposée avec une vitesse moyenne de 36,719 km/h, soit un temps mis de 1h46’31’’ pour atteindre la ligne d’arrivée. « Je suis fière de remporter cette étape. Elle est le fruit d’un travail d’équipe. Je salue toutes mes coéquipières, car c’est ensemble que nous avons pu gagner », a-t-elle déclaré à l’arrivée.

Originaire de Koudougou, la championne a brillé sur ses terres. Mieux, le podium a été entièrement occupé par des cyclistes de la région de Nando : Rose Elvine YAMEOGO (1re), Samiratou ZONGO (2e) et Adèle GUISSOU (3e).
Cette 4e victoire d’étape permet également au Burkina Faso de conserver le maillot de leader, le « Luili Pendé », toujours porté par l’infatigable Awa BAMOGO, auteure de trois victoires consécutives. Le maillot de la meilleure jeune revient, quant à lui, au Nigeria.

Au-delà de la compétition, cette première édition est marquée par la participation d’une jeune Malienne de 13 ans, symbole d’une féminité qui s’affirme dès le plus jeune âge et signe de l’émergence d’une relève sportive prometteuse du côté de Bamako. Ainsi, la cérémonie de remise de prix, ponctuée de gadgets et autres récompenses, a contribué à entretenir une ambiance festive autour de cette étape.

La ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowende Pélagie KABORE, a salué l’organisation de l’événement, qu’elle a qualifié d’« historique ». « Cela permettra à nos jeunes dames de s’exprimer, de montrer leur combativité et leur don de soi, des valeurs essentielles », a-t-elle indiqué.
Elle a également souligné que l’organisation du Tour cycliste féminin Yennenga est une preuve de la résilience du peuple burkinabè, démontrant que le pays reste debout, continue d’organiser des compétitions et d’aller de l’avant.

La ministre a enfin invité les populations à se mobiliser tout au long de la compétition pour accueillir celles qu’elle a affectueusement qualifiées d’« amazones », afin de célébrer ensemble la femme et ses exploits.
Rendez-vous est donc pris à Bobo-Dioulasso pour l’avant dernière étape de cette compétition, qui met en lumière la bravoure, le courage et la combativité de la femme africaine.
Lucien DAKISSAGA ✍️
Depuis Koudougou
