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Administration publique : l’État acquiert un complexe immobilier R+5 et R+4 de 3 milliards FCFA pour réduire les charges locatives

Dans le cadre de sa politique de modernisation de l’administration publique, le gouvernement burkinabè a validé, en Conseil des ministres du mercredi 13 mai 2026, l’acquisition d’un important complexe immobilier au profit de l’État. Estimé à trois milliards de francs CFA, cet ensemble immobilier devra permettre de renforcer les capacités d’accueil des services publics tout en réduisant les dépenses liées aux locations de bâtiments administratifs.

Le Conseil a ainsi marqué son accord pour l’acquisition, au profit de l’État, d’un complexe immobilier moderne situé au secteur 30 de la ville de Ouagadougou. D’un coût global estimé à trois milliards de francs CFA, cet ensemble immobilier se compose d’un bâtiment principal de type R+5 et d’un bâtiment secondaire de type R+4, reliés entre eux par des passerelles facilitant la circulation et l’exploitation des espaces.

Avec une superficie totale exploitable de 4 055,93 mètres carrés et un total de 85 pièces, l’infrastructure offre des capacités importantes pour l’installation de plusieurs services administratifs. Le site comprend également divers équipements stratégiques, notamment un groupe électrogène, un forage ainsi que des installations techniques destinées à garantir de meilleures conditions de fonctionnement aux structures qui y seront logées.

À travers cette acquisition, le gouvernement entend poursuivre sa politique de rationalisation des dépenses publiques en réduisant progressivement les coûts élevés des locations de bâtiments administratifs. Cette initiative s’inscrit également dans une dynamique de modernisation de l’administration publique et d’amélioration des conditions de travail des agents de l’État.

Par ailleurs, le Conseil a également adopté un second rapport relatif à un projet de décret portant modification du décret du 27 mars 2026 portant organisation du ministère de l’Économie et des Finances. Selon le gouvernement, cette relecture vise principalement à corriger certaines insuffisances relevées lors de la mise en œuvre du texte initial.

Les modifications apportées permettront notamment de mieux prendre en compte certaines structures opérationnelles au sein de la Direction générale des impôts, tout en intégrant une disposition générale relative à la nomination des chefs de département dans les directions régionales du ministère.

Pour les autorités, cette réforme organisationnelle contribuera à améliorer l’efficacité administrative et à renforcer les capacités opérationnelles du ministère de l’Économie et des Finances dans l’exécution de ses missions stratégiques au service du développement national.

Ismaël KIEKIETA ✍🏼

#FasoVoxpress

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