Burkina Faso/Éducation nationale : l’État veut introduire l’entrepreneuriat dans l’enseignement supérieur
La réforme du système éducatif national poursuit son bonhomme de chemin. Dans un contexte marqué par une hausse de la demande d’emploi et par les difficultés rencontrées par de nombreux jeunes diplômés à trouver un travail décent, l’État burkinabè envisage une solution novatrice. En effet, au niveau de l’enseignement supérieur, le gouvernement entend introduire l’entrepreneuriat comme discipline transversale obligatoire dans tous les cycles de Licence et de Master.
Cette volonté s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ). Du 9 au 11 juin, les travaux de 36 commissions d’experts réunies ont dégagé des perspectives en ce sens afin de favoriser l’auto-employabilité des jeunes.
Cette initiative marque une nouvelle étape dans la politique de réforme du système éducatif que le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, appelle de ses vœux, avec pour objectif ultime de permettre à la jeunesse de mieux s’épanouir. Il est admis que l’administration publique burkinabè ne peut employer à elle seule tous les jeunes diplômés. Par ailleurs, dans un contexte de mondialisation, le marché de l’emploi a connu d’importantes mutations auxquelles le système éducatif national peine encore à adapter pleinement ses formations.
Le Burkina Faso n’est pas le seul pays confronté à ce phénomène. La question du chômage exige un diagnostic urgent afin d’éviter la fuite des cerveaux et des bras valides vers d’autres horizons jugés plus prometteurs. Toutefois, en optant pour cette orientation, l’État burkinabè, sous l’impulsion du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, démontre que la question de l’employabilité des jeunes constitue une priorité majeure.
Dans les grandes villes comme dans les villes secondaires, de nombreux jeunes se sont déjà lancés dans l’entrepreneuriat et les exemples de réussite sont légion. Si cette volonté d’intégrer l’entrepreneuriat dans les cursus universitaires se concrétise, l’État burkinabè pourrait contribuer à sauver toute une génération de jeunes qui, face aux difficultés de la vie, doutent parfois de l’utilité même de l’école.
Le déphasage entre le système éducatif et les réalités du marché de l’emploi a plongé certains jeunes dans la détresse, favorisant parfois des dérives telles que le banditisme ou l’escroquerie. Pour beaucoup, les années d’études, nourries par l’espoir de venir en aide à leur famille, se sont transformées en cauchemar. Les sacrifices consentis par les parents n’ont parfois abouti qu’à la formation de diplômés sans emploi, incapables de répondre aux attentes placées en eux.
Vivement que cette orientation devienne une réalité. Car bien souvent, la volonté seule ne suffit pas : chacun est aussi le produit de son environnement social et de son éducation. L’école doit permettre de construire l’homme et non de le détruire.
Les multiples réformes engagées dans le système éducatif national sous les orientations du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État devraient ainsi contribuer à l’épanouissement de la jeunesse, à travers des formations davantage en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi dans les années à venir.
Si l’avenir du pays repose sur sa jeunesse, mieux vaut commencer tard que jamais. À ce titre, l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) pourrait constituer le véritable Plan Marshall du système éducatif national, en jetant les bases d’une profonde transformation porteuse d’espoir pour les générations futures.
Lucien DAKISSAGA ✍️
