Burkina Faso/Tourisme interne : le plus beau voyage, c’est celui qui commence chez soi
Le Burkina Faso possède un trésor que nul étranger ne viendra valoriser à sa place : ses sites touristiques, ses paysages, son histoire, sa culture. D’emblée, il faut le dire : la véritable souveraineté touristique se conquiert d’abord en interne. Les Burkinabè doivent être les premiers visiteurs, les premiers explorateurs, les premiers ambassadeurs des merveilles dont regorge le pays des Hommes intègres. Il n’y a pas lieu d’attendre que d’autres viennent découvrir ce que nous-mêmes devons d’abord apprendre à valoriser et à aimer.
Cette logique a été posée avec force lors du lancement du tourisme interne à Samandeni, dans la région du Guiriko, par le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, entouré des membres du gouvernement. Cette visite gouvernementale sur les sites du grand Ouest donne le ton : l’État lui-même montre l’exemple. Découvrir, protéger, promouvoir : c’est une chaîne de valeur qui commence par l’engagement citoyen.
Le moment est propice. Les vacances scolaires ouvrent une fenêtre idéale pour que familles, jeunes, étudiants et travailleurs prennent la route de la découverte des merveilles du Burkina. Aller à Banfora, à Sindou, à Loropéni, à Laongo, aux grottes de Dédougou, à Gorom-Gorom, aux voûtes nubiennes des Balé, ou encore au site de Niantoundan, mère patriarche des villages de la province du Nayala, par exemple, ce n’est pas seulement se détendre.
C’est investir dans l’économie nationale. Chaque ticket d’entrée, chaque nuitée, chaque repas pris localement fait vivre des communautés, crée des emplois et consolide la filière touristique. Le tourisme interne devient alors un acte patriotique.
Mais la souveraineté touristique a aussi une portée symbolique forte. En parcourant et en partageant leurs voyages, les Burkinabè envoient au monde un message clair et fort : le Burkina est bel et bien fréquentable. Grâce aux efforts titanesques de sécurisation du territoire menés par les Forces de Défense et de Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie, le pays reprend confiance en lui. Qui mieux que les Burkinabè eux-mêmes peut vendre cette nouvelle image, authentique et crédible ?
La souveraineté touristique passe donc nécessairement par l’engagement de tous, sans exception. Quand le Burkinabè devient touriste chez lui, il devient gardien de son patrimoine, acteur de sa croissance et porte-voix de son pays. C’est à ce prix que demain les visiteurs du monde entier viendront, non par curiosité, mais parce que les fils et filles du Burkina auront déjà proclamé, preuves à l’appui, que le pays est beau, riche, accueillant et résilient.
L’heure est donc venue de boucler les valises. La souveraineté touristique se cultive progressivement et se vit. Et elle commence dès ces vacances scolaires et ces week-ends sur les routes du Burkina Faso.
Soumoubienkô KI
