SAMU-BURKINA : Un an, 15 531 interventions, et l’ambition de couvrir tout le pays

Pour la première fois depuis son opérationnalisation, il y a un an, le Service d’Aide Médicale d’Urgence du Burkina (SAMU-Burkina) a ouvert ses portes aux médias. L’objectif : démystifier le travail des équipes, présenter les résultats engrangés et partager les défis d’une structure dont la mission est de sauver des vies, chaque minute.

Au cœur du dispositif, le Directeur général, le Professeur Flavien KABORE, a conduit les journalistes au plus près des ambulances, des régulateurs et des équipes d’intervention. Il a rappelé que le SAMU fonctionne 24 heures sur 24, avec des équipes médicalisées prêtes à intervenir sur les urgences vitales, à assurer des évacuations et à coordonner les secours. Deux types d’interventions sont menés : les urgences primaires, sur les lieux d’accident ou de malaise, et les urgences secondaires, pour les transferts entre centres de santé. « Lorsque la vie d’une personne est en danger, nous engageons une intervention médicalisée », a-t-il précisé.

Depuis sa mise en service, le bilan est éloquent : 15 531 transports sanitaires réalisés sur l’ensemble du territoire national. Un an après son lancement, la demande a fortement augmenté, aussi bien à Ouagadougou qu’à Bobo-Dioulasso. Selon le DG, cette hausse confirme la pertinence de la vision des plus hautes autorités, qui ont choisi de dynamiser l’urgence préhospitalière au Burkina. Sur le terrain, le SAMU travaille en complémentarité avec la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Pour alerter, un seul numéro : le 15. Le DG déplore toutefois de nombreux appels non urgents, qui saturent la ligne et retardent les interventions vitales.

Pour gagner encore en efficacité, le SAMU doit relever trois défis majeurs : un système d’information encore partiellement numérisé, un manque de personnel qualifié et des contraintes logistiques. Autant de défis que l’institution entend lever dans les prochains mois. Des perspectives concrètes sont déjà annoncées : recrutement de nouveaux agents, dotation en ambulances médicalisées supplémentaires et, surtout, extension de la couverture territoriale pour se rapprocher davantage des populations. La digitalisation complète du système d’information est également en cours, afin d’optimiser la régulation et le suivi des patients.

La visite s’est achevée par une immersion sur le terrain. Les journalistes ont embarqué avec une équipe du SAMU lors d’une intervention médicale, pour mesurer la pression, la rigueur et la rapidité exigées au quotidien.

En ouvrant ses portes à la presse, le SAMU-Burkina réaffirme sa mission première : sauver des vies, et vite. Avec plus de 15 500 interventions déjà au compteur, il ne se contente pas de transporter : il soigne, il stabilise, il sauve. Et derrière le 15, ce sont des femmes et des hommes qui se battent chaque jour contre la montre pour la santé de tous.

Soumoubienkô KI✍️

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