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[#Burkina_Faso] Conseil des ministres du 23 juillet 2026 : le Gouvernement renforce la mobilisation des recettes publiques et accélère les grands projets stratégiques

Réuni le jeudi 23 juillet 2026 à Ouagadougou, le Conseil des ministres a adopté huit rapports présentés par le ministère de l’Économie et des Finances, traduisant la volonté du Gouvernement de consolider les ressources de l’État, de moderniser la gestion des finances publiques et d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants au service de la souveraineté nationale et du développement.

Parmi les principales décisions figure l’adoption d’un décret autorisant la perception des recettes issues des prestations du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques. Cette réforme tient compte de la nouvelle configuration ministérielle intervenue en janvier 2026 et intègre désormais les prestations liées à l’eau et à l’environnement. Elle élargit également les sources de recettes à travers la vente d’intrants, les travaux de labour, les analyses de laboratoire, les formations ainsi que la délivrance d’autorisations et d’agréments dans les secteurs agropastoral et halieutique.

Le Conseil a également adopté un décret visant à regrouper dans un cadre juridique unique l’ensemble des recettes générées par les prestations et ventes du ministère de l’Économie et des Finances. Ce texte instaure le reversement intégral de ces recettes au budget de l’État et encadre les modalités de répartition des amendes et pénalités afin d’améliorer la mobilisation des ressources internes.

Dans la même dynamique, un nouveau décret autorise la perception de recettes sur plusieurs prestations du ministère de la Famille et de la Solidarité. Il prend en compte les évolutions institutionnelles récentes en intégrant notamment les autorisations délivrées aux structures privées de protection de l’enfance, les procédures d’adoption, les activités socio-éducatives, les prestations des centres sociaux ainsi que la location de diverses infrastructures et équipements.

Le Gouvernement a par ailleurs adopté un nouveau cadre réglementaire encadrant les marchés publics des projets spécifiques. Désormais, le recours à cette procédure devra être motivé par des impératifs de souveraineté nationale, le caractère stratégique des projets, les exigences de sécurité ou encore les urgences humanitaires liées au contexte sécuritaire.

Dans le domaine industriel, le Conseil a déclaré d’utilité publique urgente le projet de construction du Technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho. Implanté sur un site de près de 78 hectares, ce projet constitue un levier majeur pour renforcer la souveraineté pharmaceutique du Burkina Faso, réduire les importations de médicaments et stimuler la création d’emplois.

Les ministres ont également approuvé les états financiers de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso au 31 décembre 2025. L’institution affiche des résultats encourageants avec un capital libéré porté à 27,35 milliards F CFA, des ressources de cautions et consignations en hausse de 27 % et un bénéfice net de 844,3 millions F CFA. Le Conseil a salué ces performances tout en encourageant les dirigeants à poursuivre leurs efforts.

Au plan budgétaire, le Gouvernement a marqué son accord pour la transmission à l’Assemblée législative du Peuple d’un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Ce texte tient compte des excellentes performances enregistrées par les régies de recettes et des nouvelles mesures fiscales destinées à élargir l’assiette fiscale. Les recettes budgétaires sont ainsi réévaluées à 3 728,53 milliards F CFA contre 3 431,53 milliards F CFA dans la loi initiale, tandis que les dépenses atteignent 4 215,29 milliards F CFA. L’épargne budgétaire progresse sensiblement, alors que le déficit demeure inchangé à 486,76 milliards F CFA.

Enfin, le Conseil a adopté un décret renforçant les attributions de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions. Ce texte élargit les espaces soumis au contrôle de l’Office, renforce ses pouvoirs en matière de déguerpissement et de démolition des constructions illégales et étend ses missions au contrôle des emprises du réseau routier national. À travers ces différentes décisions, le Gouvernement entend consolider la gouvernance publique, accroître les ressources de l’État et accélérer la réalisation des projets stratégiques indispensables au développement durable du Burkina Faso.

Ismaël KIEKIETA ✍🏼

#FasoVoxpress

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