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Burkina Faso: les ressources hydrauliques au cœur de la conquête de la souveraineté alimentaire

La Révolution progressiste populaire (RPP) a franchi une nouvelle étape dans sa dynamique visant à faire du pays des Hommes intègres un État souverain sur le plan alimentaire. Dans un pays où l’agriculture a longtemps été tributaire des aléas de la saison pluvieuse, sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, cette contrainte est en passe d’être reléguée au passé.

En effet, le week-end dernier, le Camarade Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO a procédé à l’inauguration de plusieurs retenues d’eau à travers le pays dans le cadre de l’Offensive agricole, hydraulique et halieutique. De la réhabilitation du barrage de Kokologho, d’une capacité de 806 000 m³, avec un aménagement de 25 hectares de périmètres agricoles, au barrage de Goulouré (région de Nando), dont la capacité de stockage est passée à 1 023 000 m³ contre 80 000 m³ lors de sa construction en 1956, en passant par la mise en eau du périmètre irrigué de Niéguéma-Toukôrô (région du Guiriko), d’une superficie totale de 605 hectares, sur une prévision d’aménagement de 21 000 hectares de terres irrigables dans la vallée du Mouhoun, l’État burkinabè rebat les cartes de la mobilisation des ressources en eau de surface afin de soutenir le secteur agricole et d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

En clair, cet investissement de plusieurs milliards de FCFA n’est pas anodin. Il s’inscrit pleinement dans la vision du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, de moderniser l’agriculture burkinabè afin de faire de la souveraineté alimentaire une réalité dans les assiettes de ses compatriotes.

Pour ce faire, l’ambition est pharaonique, car la Révolution progressiste populaire ne veut plus d’une agriculture dépendante de la saison pluvieuse. Il s’agit de permettre aux producteurs d’être mieux armés pour la culture de contre-saison, en vue de satisfaire les besoins locaux en vivres et, à terme, d’exporter les excédents vers d’autres horizons.

De la culture du riz au blé, en passant par les cultures maraîchères et de rente, la volonté des autorités est de permettre au pays d’asseoir durablement sa puissance de production grâce à la réalisation de trois campagnes agricoles par an. L’élevage y trouve également toute sa place dans ce nouvel élan, d’autant plus que le Burkina Faso dispose d’un important cheptel et d’un grand nombre d’éleveurs. À cela s’ajoute la pisciculture, avec le développement des cages flottantes, une innovation majeure destinée à répondre aux besoins des consommateurs burkinabè.

Cette ambition s’inscrit également dans la vision du Chef de l’État de réduire la dépendance du pays aux produits extérieurs, lesquels exposent souvent le Burkina Faso à des risques sanitaires élevés, tout en réduisant le coût des denrées alimentaires et en accroissant les revenus des producteurs.

Par ces actions, qui s’inscrivent dans le cadre de l’Offensive agricole, hydraulique et halieutique, la Révolution progressiste populaire trace les sillons de la souveraineté alimentaire grâce à l’engagement des masses populaires appelées à protéger la dignité nationale et à être les acteurs de leur propre destin.

Lucien DAKISSAGA

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