Burkina Faso/ Infrastructures routières : 22 engins du Japon pour renforcer l’autonomie opérationnelle du pays
Le pays du Soleil-Levant et le pays des Hommes intègres franchissent un nouveau cap dans leur relation bilatérale, fondée sur la satisfaction des besoins de leurs peuples. Ce vendredi 28 août 2026, l’ambassadeur du Japon, NAGASHIMA Jun, a procédé, à Ouagadougou, à la remise partielle des clés d’un important lot d’engins et d’équipements de BTP au Camarade Ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou SIDIBÉ. Cet acte s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la coopération entre les deux pays, où les actions concrètes et le renforcement des capacités nationales occupent une place importante.
Le 4 octobre 1984, devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le père de la révolution burkinabè, le regretté Thomas SANKARA, déclarait : « Nous encourageons l’aide qui nous aide à nous passer de l’aide. » Quarante-deux ans après cette déclaration, la coopération peut prendre une autre dimension lorsqu’elle contribue au renforcement durable des capacités nationales.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’appui du Japon au Burkina Faso. Grâce à l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), l’État burkinabè a été doté de 22 engins et équipements lourds destinés à la construction et à l’entretien des infrastructures routières. Les clés de ces matériels ont été remises par l’ambassadeur du Japon, NAGASHIMA Jun, au Camarade Ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou SIDIBÉ.

En réceptionnant ces engins, le Chef du département de la Construction de la Patrie a traduit la gratitude de l’État burkinabè envers Sa Majesté l’Empereur du Japon, le Gouvernement et le peuple japonais, qualifiant ce geste de « marque renouvelée de solidarité et d’amitié envers le peuple burkinabè ».

S’inscrivant dans le cadre du projet d’amélioration des équipements de l’entretien routier, la remise du jour fait partie d’un total de 42 engins attendus, en vue de renforcer les capacités nationales dans le domaine des infrastructures ainsi que la préservation et l’entretien du patrimoine routier du pays des Hommes intègres.

« Ces moyens matériels permettront d’améliorer significativement les capacités d’intervention de la brigade d’entretien routier, tant pour les programmes réguliers et de réhabilitation que pour les interventions d’urgence », a précisé le ministre Mikaïlou SIDIBÉ.

Pour sa part, l’ambassadeur du Japon, NAGASHIMA Jun, a salué la dynamique de renforcement de la coopération entre les deux pays. Pour le diplomate japonais, la remise partielle de ces matériels traduit l’excellence des relations et renouvelle l’engagement du gouvernement japonais à se tenir aux côtés du gouvernement burkinabè dans la dynamique de son développement, en faisant des infrastructures routières un levier de l’essor économique national et de l’intégration sous-régionale.

Ce lot, essentiellement composé d’engins et de matériels de BTP, comprend deux auto-bétonnières, deux chargeurs sur pneus, deux tracteurs, quatre camions-bennes, deux niveleuses, deux pelles chargeuses, deux pelles hydrauliques et quatre compacteurs. À terme, cette coopération devrait porter sur 42 engins au total, dont les 20 restants sont attendus dans les prochains jours.
Par ce projet, la coopération japonaise contribue ainsi au renforcement des capacités nationales dans un secteur stratégique pour le développement économique et l’intégration sous-régionale. Au-delà de la remise d’équipements, cet appui permet au Burkina Faso de disposer de moyens matériels supplémentaires pour assurer lui-même l’entretien, la réhabilitation et la préservation de son patrimoine routier.

Cette action vient ainsi à point nommé, au moment où l’État burkinabè, sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, ambitionne de doter le pays de plus de 5 000 engins lourds de BTP, dont plus de 2 400 déjà réceptionnés en plusieurs vagues à travers l’Agence Faso Mêbo. Cette importante capacité matérielle doit permettre au Burkina Faso d’accélérer la construction et la modernisation de ses infrastructures routières, avec pour ambition de réaliser entre 3 000 et 5 000 kilomètres de routes par an sur l’ensemble du territoire national.
Lucien DAKISSAGA
Crédit photo : Boubie Benjamin BATIONO
