[#Burkina_Faso] De la matière première au produit fini : le pari industriel réussi du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ
Au Burkina Faso, le temps où les matières premières quittaient le pays pour revenir sous forme de produits finis semble progressivement appartenir au passé. Sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, l’industrialisation s’affirme comme un choix stratégique pour renforcer la souveraineté économique, créer des emplois et bâtir une économie davantage tournée vers la production et la transformation locales.

La démarche repose sur une conviction simple. Un pays qui produit ses matières premières doit pouvoir les transformer sur son propre territoire, créer de la valeur ajoutée et faire bénéficier directement son économie et ses populations des retombées de cette transformation. Agriculture, agro-industrie, textile, matériaux de construction, boissons, pisciculture et produits manufacturés constituent ainsi des secteurs appelés à jouer un rôle central dans cette transformation structurelle.
Les données annoncées témoignent d’une dynamique industrielle plus soutenue. En 2025, 17 unités industrielles a été mises en service, pour des investissements évalués à environ 66 milliards de FCFA et plus de 600 emplois permanents annoncés. Au-delà des chiffres, ces investissements traduisent une volonté de renforcer le tissu industriel national et de répondre à une part croissante des besoins du marché intérieur.
À Bobo-Dioulasso, le Complexe Agroserv Industrie illustre cette ambition. L’unité est annoncée avec une capacité d’environ 160 tonnes de maïs transformées chaque jour en semoule, farine, gritz, son et autres produits dérivés. Dans la filière anacarde, Burkina Cajou annonce une capacité de transformation de 150 000 tonnes de noix par an et près de 1 700 emplois directs. La relance de la SN-BRAFASO à Komsilga, avec l’annonce de 300 emplois directs, participe également à cette reconquête des capacités productives nationales.
Le secteur coton-textile n’est pas en reste. À Bobo-Dioulasso, la Filature du Sahel (FILSAH) transforme la fibre de coton en fil. À Pabré, la Société de Fabrication de Coton Burkinabè (SO.FA.CO-B) produit notamment du coton hydrophile, des compresses et des bandes médicales. Le Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CNATAC) accompagne les acteurs dans le tissage, la teinture et la confection, notamment autour du Faso Dan Fani. Les projets IRO-TEXBURKINA et AKOTON ambitionnent, eux aussi, d’aller plus loin dans l’intégration de la chaîne coton, du fil au tissu et jusqu’au vêtement fini.
La pisciculture bénéficie également de cette dynamique. La mise en service de trois unités industrielles de production d’aliments pour poissons doit contribuer à réduire la dépendance aux produits importés, souvent coûteux, et à soutenir la production nationale de poisson.
Cette orientation rejoint les ambitions du Plan RELANCE 2026-2030, qui mise notamment sur les ressources souveraines, la transformation locale, l’agriculture, l’énergie et le développement endogène. L’enjeu est désormais de consolider ces acquis, d’accroître les capacités industrielles et de multiplier les chaînes de valeur locales.
De la matière première au produit fini, le Burkina Faso veut désormais produire davantage, transformer davantage et créer davantage de valeur sur son propre territoire. Une trajectoire qui fait de l’industrialisation un instrument majeur de souveraineté économique et de création d’emplois.
Kaki ✍🏼
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