Burkina Faso: TEXFORCES-BF et RAFFINOR-BF, l’expression d’une souveraineté économique renforcée
La Révolution progressiste populaire a réellement investi les chantiers du développement économique national et durable. Malgré le contexte de guerre contre le terrorisme, dont les besoins en matériel militaire et en prise en charge des forces combattantes consomment une grande partie du budget national, le secteur économique bénéficie d’investissements structurants, laissant déjà entrevoir une volonté politique de préparation de l’après-guerre.
La relance du secteur économique, conformément au Plan national de développement (PND) 2026-2030, est en marche. Elle a pour objectif de briser les codes d’une économie de subsistance par la transformation des matières premières sur place. Grâce à l’impulsion du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, la culture du coton, qui remonte à l’époque coloniale, et son exportation vers l’Europe à l’état brut appartiennent désormais au passé.

La mise en activité récente de TEXFORCES-BF à Bobo-Dioulasso, l’usine chargée de confectionner les tenues des forces combattantes et des accoutrements pour les populations civiles, en est l’expression, celle d’un combat engagé pour sortir le peuple burkinabè du cercle des pays consommateurs et exportateurs de matières premières. Cette usine prouve que la Révolution progressiste populaire fait de la valorisation du travail des masses laborieuses un impératif pour asseoir une véritable industrialisation dont la force repose sur la base.

Sa capacité de production est sans équivoque pour la sous-région ouest-africaine, avec jusqu’à 20 millions de mètres de tissu au tissage, 5 à 6 millions d’unités en tricotage, jusqu’à 20 millions de mètres en teinture et finition, 4 à 6 millions de tenues, plus de 5 millions de tee-shirts et plus d’un million de paires de chaussettes par an.
L’ambition du Chef de l’État autour de ce complexe industriel est, à terme, de transformer jusqu’à 50 000 tonnes de coton par an, de porter le tissage jusqu’à 100 millions de mètres par an et de dépasser 20 millions de pièces confectionnées par an, avec une conquête progressive des marchés national, sous-régional et international.

Toujours dans cette dynamique, l’inauguration de la Raffinerie nationale d’or du Burkina Faso, le lundi 28 septembre 2026, s’inscrit dans le même élan. Sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, le pays des Hommes intègres se donne les moyens de son propre épanouissement. Le sous-sol, qui regorge d’énormes ressources naturelles, est désormais appelé à nourrir durablement les filles et fils du pays et à contribuer à préparer l’avenir des générations futures grâce aux retombées de son exploitation. RAFFINOR-BF matérialise cet idéal politique. En effet, avant l’avènement du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ à la tête du pays, le Burkina Faso ne disposait d’aucune usine de traitement de l’or brut jusqu’au lingot aux normes internationales, ni d’aucune unité industrielle de transformation des résidus miniers.
C’est dans cette volonté de rupture avec la dépendance qu’est née l’usine de traitement des résidus miniers Golden Hand, inaugurée le 23 janvier 2024 et détenue à 40 % par l’État, répondant à une ambition nourrie depuis plus de 10 ans dans ce domaine. RAFFINOR-BF vient aujourd’hui compléter cette œuvre en s’attaquant, cette fois, au maillon de l’or brut jusqu’au lingot, protégeant ainsi les intérêts de l’État grâce à sa capacité de production de 164 tonnes d’or, appelée à dépasser 500 tonnes lors de sa seconde phase d’extension, prévue en juillet 2027.

Ainsi, le Burkina Faso s’engage sur la voie de son propre développement et de la restauration de sa souveraineté économique, dans l’autodétermination. Ces deux usines, toutes deux fondées sur la transformation des matières premières sur place, partagent une même identité, car elles ont été financées par des fonds nationaux, loin des desiderata des bailleurs de fonds étrangers.
Au regard des actions menées et des initiatives en cours sur le chantier du développement national, l’on peut affirmer que l’issue de la guerre contre le terrorisme pourrait ouvrir la voie à un nouvel élan de l’économie nationale, avec l’État burkinabè au cœur des enjeux stratégiques, grâce à la volonté politique dont fait preuve le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, depuis son accession au pouvoir en septembre 2022.
Lucien DAKISSAGA ✍️
