|

Burkina Faso/Industrialisation : la SOVIB, bientôt du vin made in Burkina

Lors du Conseil des ministres du jeudi 22 octobre 2026, tenu sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, le gouvernement burkinabè a réaffirmé son engagement en faveur de l’émergence d’une économie plus structurée. La création de la Société viticole du Burkina (SOVIB), en vue de produire localement du vin, en est une illustration.

Doté de conditions agroclimatiques offrant des possibilités de culture de la vigne destinée à la production de vin, et fort d’un savoir-faire endogène déjà éprouvé dans ce domaine, le Burkina Faso active ses leviers d’industrialisation à travers la création de la SOVIB.

Société d’économie mixte dotée d’un capital d’un milliard de FCFA, la SOVIB sera détenue à 45 % par l’État, à 10 % par BRAFASO et à 45 % par le secteur privé burkinabè. L’annonce de la création de cette unité traduit la volonté de faire de la transformation locale des matières premières un pilier essentiel de la politique d’industrialisation et de souveraineté économique.

Déjà en mars 2026, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, avait effectué une visite sur un site de production de vigne situé dans le village de Bèga, dans la commune de Bagré, région du Nakambé. S’étendant sur 4 hectares et comptant plus de 17 496 pieds de vigne répartis en 12 variétés différentes, ce site témoigne du potentiel de développement de la viticulture au Burkina Faso. Par ailleurs, outre le site de Bagré, un autre site pilote, d’une superficie de 0,5 hectare, est exploité à l’École nationale de formation agricole (ENAFA) de Matourkou, à Bobo-Dioulasso.

Ces deux sites s’inscrivaient dans une phase d’expérimentation portée par le ministère de l’Agriculture avec l’appui des viticulteurs burkinabè. Toutefois, la décision du gouvernement de créer la Société viticole du Burkina (SOVIB) indique que les résultats sont déjà concluants, ouvrant ainsi la voie pour faire du pays des Hommes intègres l’un des producteurs de vin en Afrique.

Par ailleurs, l’ambition du gouvernement est de réduire les sorties de devises liées à l’importation de vins, tout en valorisant le savoir-faire endogène et en favorisant la création d’emplois pour la jeunesse. Il s’agit également de permettre aux viticulteurs de vivre dignement des retombées de leur labeur.

Lucien DAKISSAGA

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *