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AES :Les chefs d’État-Major généraux, acteurs de la restauration de la souveraineté militaire

Depuis la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) en septembre 2023, les présidents Assimi GOÏTA, Ibrahim TRAORÉ et Abdourahamane TIANI ont tourné le dos à l’ancien ordre établi pour tracer leur propre voie vers la souveraineté, dans le but d’assurer la protection des peuples et de défendre les intérêts communs de la Confédération.

Pour une mise en œuvre réussie, cette politique a besoin de l’implication totale des chefs l’État-Major généraux des armées, toujours prêts à relever les défis. Les adversités sont nombreuses, mais l’AES compte sur des chefs militaires redoutables, capables d’impulser une vision militaire souveraine, catalyseur d’un sursaut patriotique. Leur mission reste ardue : défaire les circuits hérités du système militaire colonial, longtemps infiltrés dans les structures de défense, avant l’affirmation de la volonté souverainiste de septembre 2023.

Dans cette nouvelle orientation stratégique, les chefs d’État-Major généraux jouent déjà leur rôle avec une grande détermination. Du Général de Brigade Moussa DIALLO (Burkina Faso) au Général de Corps d’Armée Oumar DIARRA (Mali), en passant par le Général de Brigade Moussa Salaou BARMOU (Niger), tous veillent à poursuivre les réformes des armées pour en faire des forces autonomes, indépendantes et régaliennes, capables de faire face aux menaces permanentes de déstabilisation orchestrées par des officines extérieures.

En véritables piliers des nouvelles orientations politiques, ils pilotent la restructuration des forces armées nationales et posent les jalons d’une politique militaire confédérale, destinée à garantir une synergie d’action face aux défis communs. L’objectif est de permettre aux forces armées d’assumer pleinement leur rôle de garantes de la souveraineté face à des puissances extérieures désireuses de restaurer leur mainmise sur les affaires intérieures de la région.

La Confédération entend ainsi s’imposer comme un acteur régional majeur, capable de répondre à ses enjeux internes en toute souveraineté, sans influence extérieure. L’un de ses fondements reste le principe d’assistance mutuelle en cas d’agression contre un État membre. Dans cette perspective, les Chefs d’État-Major s’affirment comme les architectes d’une doctrine de défense et de sécurité commune, conformément aux orientations des trois Présidents.

La mise en place progressive d’une armée unifiée de la Confédération, et les opérations conjointes réussies dans les zones frontalières ou à l’intérieur des pays, illustrent une vision stratégique partagée pour contrer les menaces communes: terrorisme, ingérences étrangères et tentatives de déstabilisation

Leur engagement contribue à instaurer un équilibre stratégique dissuasif, tout en nourrissant une renaissance patriotique au sein des populations. Aujourd’hui, les armées inspirent davantage confiance et suscitent un attachement renouvelé à la Patrie. Autre fait marquant, les Chefs d’État-Major contribuent à la consolidation de l’indépendance géopolitique et stratégique : réduction de la dépendance militaire postcoloniale et ouverture à de nouveaux partenariats équilibrés, bénéfiques aux intérêts nationaux.

À l’approche de la célébration des deux ans de l’AES, il est juste de rendre hommage à ces acteurs majeurs de la diplomatie militaire panafricaine, figures emblématiques du renouveau patriotique. Par leur engagement, ils participent à bâtir une société libre, posant les bases concrètes d’une défense commune, garante de l’indépendance réelle et de la protection des peuples de la Confédération.

Wendyam ✍️

Faso Voxpress

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