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AES: Quand Abidjan devient la base arrière de la guerre informationnelle contre l’AES 

Le champ de bataille n’est pas uniquement sur le terrain de la guerre. Il se déporte désormais avec une violence inouïe sur le terrain de l’information. Alors que les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’attellent avec une rigueur historique à bâtir un récit national et régional authentique, ils se heurtent à une machine de déstabilisation qui refuse de s’avouer vaincue.

 

Cette offensive, que l’on pourrait qualifier de « vengeance médiatique », fait suite à la décision souveraine de l’AES de fermer les canaux d’informations étrangers tels que RFI ou TV5.

Privés de leurs relais traditionnels, les centres de pouvoir impérialiste, appuyés par des relais locaux en territoire africain, multiplient les manœuvres de désinformation pour tenter de gripper la dynamique d’indépendance en cours.

Le sommeil de ceux qui craignent l’émergence d’un modèle africain propre est visiblement troublé, et le Burkina Faso se retrouve aujourd’hui au cœur de ce cyclone de fake news.

Ces derniers jours, l’opinion publique a été inondée d’informations grotesques, allant de l’invention d’un prétendu envoi de troupes à Téhéran au détournement malveillant des propos du Général de division Célestin Simporé, figure de proue de la défense patriotique.

Une vue des populations lors d’une monilisation citoyenne massive à Bamako pour soutenir le régime en place

Pourtant, ces tentatives se fracassent systématiquement contre un mur infranchissable qui n’est rien d’autre que l’éveil de conscience des populations sahéliennes.

Comme le soulignait si justement le Capitaine Thomas SANKARA, l’impérialiste est un « mauvais élève » qui, incapable de tirer les leçons de ses échecs, s’enferme dans une répétition stérile de ses erreurs.

Ce qui est profondément regrettable, c’est de constater que le quartier général de cette guerre de l’ombre semble s’être établi sur les bords de la lagune Ébrié.

Voir des médias installés en Côte d’Ivoire servir de tremplin à la déstabilisation de pays frères est un spectacle aussi désolant qu’indigne de l’unité africaine.

Mais que les commanditaires se détrompent car entre la vigilance accrue des services de renseignement de l’AES et la veille citoyenne infatigable des peuples, chaque complot trouvera sur son chemin la détermination des nations décidées à rester maîtres de leur destin. À bon entendeur, salut !

Somborignan✍️

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