AN 3 de la RPP : Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, l’homme qui a sauvé l’aéroport de Donsin des griffes étrangères
Le 9 août 2023 restera une date particulière dans l’histoire récente du Burkina Faso. Ce jour-là, à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le pays reprenait son plein droit sur l’un de ses biens publics stratégiques : l’Aéroport international de Donsin.
Un retour sur ce sauvetage présidentiel s’impose. Grâce aux dénonciations répétées des syndicats, les populations ont découvert que le gouvernement de Roch Marc Christian KABORÉ avait quasiment bradé ce patrimoine national à un partenaire étranger insoucieux des intérêts du pays : le consortium français composé de Meridiam et de l’Aéroport de Marseille Provence (AMP).
Parmi les dossiers prioritaires et urgents sur lesquels le Président du Faso, S.E.M. le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, était attendu afin de restaurer l’honneur de la Nation figurait en bonne place celui de la construction et de la gestion future de l’Aéroport internationale de Donsin.
Concédé en 2021 au consortium français sous l’ancien régime, via une convention très critiquée, ce projet n’a été sauvé qu’avec l’arrivée au pouvoir du Capitaine Ibrahim TRAORÉ qui, en août 2023, a décidé de résilier ce contrat afin de protéger les intérêts nationaux.
Dans cette convention jugée léonine, le consortium français ne prenait en charge qu’environ 20%, soit 144 milliards FCFA, du coût total du projet estimé à 500 milliards FCFA. Le reste devait être financé par l’État burkinabè, des acteurs privés locaux et l’ASECNA. Pire, le groupe français devait conserver la gestion du futur aéroport pendant trente ans et capter 80 % de la redevance de sûreté, privant ainsi l’État des ressources destinées au remboursement de ses emprunts.
La résiliation de ce contrat, en raison de son déséquilibre flagrant au détriment de l’État, tant sur les plans financier, économique, social, juridique que souverainiste a illustré la détermination du Président du Faso, S.E.M. le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à défendre les intérêts du Burkina Faso.
En sauvant l’Aéroport international de Donsin, le Chef de l’État a également protégé les aéroports régionaux, notamment celui de Bobo-Dioulasso, que le consortium français envisageait de liquider au prétexte de sa proximité avec Ouagadougou, laquelle aurait, selon lui, compromis la rentabilité du nouvel aéroport en construction.
Selon certaines allégations, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ aurait même refusé de rembourser la part déjà investie par le groupe dans la construction, mettant en avant le manque de responsabilité sociale de ce dernier ainsi que l’ingérence criarde de l’État français, sous l’impulsion du président Emmanuel Macron, dans un dossier visant à priver le Burkina Faso d’un de ses biens stratégiques.
Le Président nigérien Abdourahamane TIANI aime dire que « le rappel sauve ». L’histoire retiendra qu’en résiliant un contrat assimilable à un véritable « vol à ciel ouvert », le Président du Faso, Chef de l’État, S.E.M. le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a sauvé ce joyau national, là où le régime KABORÉ avait failli à imposer un refus catégorique face à l’influence grandissante de l’État français sur les affaires intérieures du Burkina Faso.
Wendyam ✍️
Faso Voxpress
