|

Barrages de Ouagadougou : le grand chantier de la souveraineté hydrique

Face à la dégradation avancée des barrages 1, 2 et 3, ainsi que de celui de Boulmiougou, les autorités burkinabè apportent une réponse à la hauteur des défis environnementaux et sociaux. Sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le gouvernement affiche une volonté claire : préserver durablement les ressources en eau, désormais considérées comme un pilier stratégique de la souveraineté nationale.

Construits pour certains dès les années 1960, ces ouvrages hydrauliques essentiels subissent aujourd’hui les effets conjugués de l’ensablement, de l’urbanisation rapide et des activités humaines non maîtrisées. Leur capacité initiale, estimée à près de 15 millions de mètres cubes, s’est considérablement réduite, exposant les populations riveraines à un risque accru d’inondations et à une nette dégradation de la qualité de l’eau.

Dans ce contexte, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, dirigé par le ministre d’État, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, déploie un programme d’envergure alliant interventions techniques et accompagnement social. L’objectif est clair : restaurer la capacité de stockage des barrages tout en assurant une transition équitable pour les populations impactées.

Le volet technique prévoit, dès 2026, une opération de curage visant à extraire les sédiments accumulés sur des épaisseurs allant jusqu’à 1,5 mètre. Ce travail permettra un gain estimé à 600 000 mètres cubes de capacité de stockage. L’opération sera menée avec l’appui d’expertises nationales reconnues, notamment l’ONBAH et la SONATER, témoignant ainsi de la confiance accordée aux compétences locales.

Parallèlement, le gouvernement met en œuvre une approche sociale innovante. La ferme agricole moderne de Tanghin, déjà opérationnelle, illustre parfaitement cette vision intégrée. Dotée d’infrastructures performantes et d’une autonomie énergétique solaire, elle constitue une alternative viable pour les exploitants affectés. D’autres sites sont en cours de prospection pour garantir une réinstallation durable et structurée.

Au-delà des chiffres, cette initiative incarne une gouvernance proactive et anticipative des ressources en eau. Elle traduit la vision éclairée du Chef de l’État, résolument tournée vers la résilience climatique, la protection des populations et la valorisation du potentiel hydraulique national. En conjuguant rigueur technique et justice sociale, le Burkina Faso pose les bases d’une sécurité hydrique durable, au service du développement et du bien-être collectif.

Ismaël KIEKIETA ✍🏼

#FasoVoxpress

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *