Burkin Faso/AN 2 de la Confédération des États du Sahel: la boussole de l’AES passée à la loupe pour des projets futurs
Ce mardi 24 février 2026, Ouagadougou est devenue la capitale de retrouvaille de la diplomatie sahélienne en accueillant la réunion de haut niveau des hauts fonctionnaires de la Confédération des États du Sahel (AES).
Les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunies dans la capitale burkinabè avec une mission précise d’ analyser et d’affiner la feuille de route stratégique de la Confédération.
Ce document capital, véritable charpente de l’organisation, vise à approfondir l’opérationnalisation de l’AES avant d’être soumis à l’examen des ministres de la Confédération, puis à l’arbitrage final des Chefs d’États de la Confédération.
L’ambassadeur Mahame Amadou MAIGA, chargé de mission et chef de la délégation malienne, a d’emblée souligné la pertinence de ce cadre de planification. Pour lui, la réussite de cette feuille de route repose sur un impératif de solidarité absolue entre tous les acteurs.

Saluant des avancées concrètes telles que la création de la radio Dandé Liptako, de la télévision de l’AES et de la Banque de l’AES, il a réaffirmé l’engagement total du Mali à contribuer activement à ces échanges importants.
Le ton de la rencontre a pris une dimension historique et solennelle avec la prise de parole de Bassolma BAZIÉ, président de la Commission nationale de l’AES et chef de la délégation du Burkina Faso.

Dans un hommage vibrant, il a invoqué les figures tutélaires du panafricanisme Hamadou DIORI, Soundiata KEÏTA, Modibo KEÏTA, Nazi BONI et Thomas SANKARA rappelant que le combat d’aujourd’hui s’inscrit dans l’héritage de ces bâtisseurs.
Selon lui, cette session de travail consiste à passer au peigne fin les orientations définies lors du sommet historique des Chefs d’État tenu à Bamako en décembre 2025.
Ce sommet de Bamako, marqué par la reconnaissance des acquis du Général Assimi GOÏTA, a consacré une nouvelle étape dans la gouvernance de la Confédération.

Les présidents du Mali et du Niger ont en effet confié la présidence de l’AES à leur frère, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ . Pour Bassolma BAZIÉ, cette passation de flambeau de l’AES au président du Faso, symbolise une unité d’action sans faille.
Si le président du Faso tient le gouvernail, les trois leaders demeurent ensemble dans le véhicule de l’intégration, œuvrant de concert pour faire de la feuille de route la boussole incontestée du destin commun de leurs peuples.

Après le temps des décisions politiques vient désormais celui de la rigueur technique ; les hauts fonctionnaires s’attellent donc à renforcer les acquis et à tracer des perspectives audacieuses pour les chantiers à venir.
Les travaux se poursuivent à Ouagadougou pour sceller ce projet de document qui, une fois validé par le conseil des ministres, sera porté au sommet de la pyramide décisionnelle pour adoption finale par les Chefs d’États.
« En tant que techniciens, nous sommes mandatés à travailler dans le cadre de la feuille de route et à faire un point de nos activités aux chefs d’Etat pour adoption finale », a conclu le président de la commission nationale de l’AES, Bassolma BAZIÉ.
Soumoubienkô KI✍️
Tana Brigitte TANKOANO📸
