Burkina Faso / 2030, Objectif Zéro Palu: Le combat final est lancé
La lutte contre le paludisme au Burkina Faso vient de franchir un palier historique. Au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi 20 février 2026, le ministre de la Santé, le Dr Robert Kargougou entouré de ses plus proches collaborateurs, a dressé un bilan particulièrement éloquent des avancées enregistrées par le pays.
« Le nombre total de cas notifiés de paludisme est passé de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025, soit une réduction de 32,17 %, représentant 3 475 742 cas de paludisme évités en une seule année. Cette performance dépasse largement la tendance observée sur la période 2020 -2024, où la réduction moyenne annuelle n’était que de 0,89 %.
Chez les enfants de moins de cinq ans, les résultats sont encore plus remarquables : le nombre de cas est passé de 3 195 655 en 2024 à 1 962 277 en 2025, soit une baisse de 38,60 %. S’agissant de la mortalité, le nombre de décès est passé de 3 523 en 2024 à 1 979 en 2025, soit une baisse de 43,83 %.

📷 Boubie Benjamin BATIONO
Chez les enfants de moins de cinq ans, la baisse est de 40,44 %. », a présenté le ministre de la Santé dans sa déclaration luminaire.
Avec l’ambition affichée d’éliminer la maladie à l’horizon 2030, le gouvernement burkinabè récolte aujourd’hui les fruits d’une stratégie multisectorielle où l’engagement politique rencontre l’adhésion communautaire. Cette victoire d’étape ne se lit pas seulement dans les statistiques relevant une réduction drastique du paludisme au Burkina Faso. Elle se ressent dans le quotidien des ménages.

📷Benjamin Boubie BATIONO
En parvenant à réduire drastiquement le nombre de cas et de décès liés au paludisme, le pays a épargné à des milliers de familles les meurtrissures du deuil et de la maladie.Au-delà de l’impact social, l’économie nationale en ressort fortifiée. Le ministre a martelé qu’une économie de plus de 15 milliards de FCFA a été réalisée par les citoyens, n’ayant plus à débourser ces sommes pour la prévention ou des soins curatifs.
Ces résultats satisfaisants, le Dr Kargougou les attribue sans équivoque au leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, dont l’implication a permis de placer la santé au cœur de la souveraineté nationale.

L’un des piliers de cette réussite repose sur une offensive de prévention sans précédent. La campagne de distribution gratuite de 15 millions de moustiquaires imprégnées de nouvelle génération, lancée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, a constitué un rempart décisif contre le vecteur de la maladie.
Parallèlement, la mise en œuvre de la vaccination contre le paludisme est désormais une réalité concrète sur le terrain. Le ministre a d’ailleurs saisi cette occasion pour lancer un appel pressant aux parents, les exhortant à maintenir le cap en faisant vacciner massivement leurs enfants, couches les plus vulnérables de la population.
L’innovation majeure de cette lutte réside également dans l’approche de proximité. grâce à la « Brigade Labaal » et à une communication communautaire intensifiée, l’assainissement du cadre de vie est devenu un réflexe citoyen. Cette vigilance collective a permis d’endiguer la prolifération des gîtes larvaires, prouvant que la propreté des concessions est la première arme contre l’anophèle.
Cette baisse historique, amorcée dès 2025, ne néglige personne. Une attention particulière est portée aux populations déplacées internes (PDI), dont 400 000 bénéficient chaque année de mesures préventives spécifiques et d’une prise en charge intégrée dans les centres de santé de leur localité d’accueil.
En s’appuyant sur des outils de diagnostic rapide et une dynamique de sensibilisation qui ne faiblit pas, le Burkina Faso transforme son système de santé.
Pour le ministre Kargougou, ce n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une volonté de fer. En exhortant les populations à poursuivre leurs efforts de salubrité, le gouvernement trace une voie claire qui est celle d’un pays où le paludisme ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir, au profit d’une nation saine et résiliente.
Soumoubienkô KI✍️
Boubié Benjamin BATIONO 📸
