Burkina Faso : Adoption du nouveau Code de la famille, l’homosexualité interdite et passible de prison
Le Burkina Faso franchit une étape majeure dans l’histoire de sa législation familiale. En adoptant à l’unanimité des 71 députés de l’Assemblée législative de transition le nouveau Code des personnes et de la famille, le pays affirme la volonté du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, de répondre aux aspirations profondes du peuple en protégeant les valeurs culturelles et morales de la nation. Cette réforme, attendue depuis plus de trente ans, modernise un cadre légal ancien tout en clarifiant la position du pays sur des enjeux sociaux fondamentaux, notamment l’interdiction des pratiques homosexuelles.
Le Code fixe l’âge légal du mariage et la majorité civile à 18 ans pour les hommes et les femmes, avec possibilité de dérogation à 16 ans sur décision judiciaire. Il reconnaît pleinement les mariages religieux et coutumiers à condition qu’ils soient transcrits à l’état civil, assurant aux conjoints tous les droits civils et successoraux du mariage civil. Cette mesure valorise les traditions burkinabè tout en les inscrivant dans un cadre légal protecteur et transparent.
La réforme sécurise également les droits familiaux. Parents, descendants et conjoints survivants bénéficient d’une protection juridique renforcée, même après séparation. L’acquisition de la nationalité par mariage n’est plus automatique afin de prévenir les mariages fictifs, et la déchéance de nationalité devient possible pour toute personne portant atteinte aux intérêts nationaux. Par ailleurs, une avancée notable concerne les femmes enceintes : dès la conception, une mère peut réclamer une pension alimentaire provisoire auprès de toute personne suspectée d’être le père, le juge fixant la contribution en fonction des moyens et responsabilités de chacun.
Le Burkina Faso exprime de manière claire et sans ambiguïté sa position sur l’homosexualité et les pratiques assimilées. Le nouveau Code interdit strictement ces pratiques, prévoyant pour tout Burkinabè reconnu coupable une peine de deux à cinq ans de prison et une amende, tandis que les étrangers récidivistes seront expulsés. Cette disposition reflète l’engagement du Président TRAORÉ à défendre la famille, les fondements sociaux et culturels du pays, et la volonté de répondre aux attentes du peuple, comme l’a souligné le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala.
En modernisant le droit familial tout en affirmant sa souveraineté législative, le Burkina Faso offre un cadre protecteur, équilibré et conforme aux valeurs nationales. Cette réforme historique constitue un tournant juridique et symbolique, traduisant la volonté du peuple et de son Président de bâtir une société fidèle à ses traditions, à sa dignité et à ses aspirations profondes.
Kaki ✍🏼
Faso Voxpress
