Burkina Faso/Artisanat : « Burkina Naatilgué » veut former 1 000 jeunes et favoriser la création de 1 000 entreprises
Dans le cadre de sa grande campagne de conscientisation africaine sur l’impact du métier et la vision d’avenir pour l’Afrique à l’horizon 2026-2030, l’entreprise Entité du cuir industriel moderne et divers du Burkina Faso (ECIMOD-BF SARL) a lancé, ce jeudi 8 octobre 2026 à Ouagadougou, le projet « Burkina Naatilgué ». Celui-ci vise à former 1 000 jeunes aux métiers de l’artisanat et à les accompagner jusqu’à l’obtention du récépissé du Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM). L’annonce a été faite lors d’un point de presse animé par le Directeur général de l’entreprise, le Camarade Norbert BANGRE, expert en cuir certifié en Belgique et au Maroc, avec ses collaborateurs.
Le projet s’inscrit dans la vision 2030 des plus hautes autorités du pays, pour lesquelles l’accès des jeunes à l’emploi est une grande priorité. Avec « Burkina Naatilgué », ECIMOD-BF ambitionne de recruter des jeunes et de renforcer leurs capacités professionnelles, avec son concept « 1 000 jeunes – 1 000 emplois – 1 000 RCCM », autour de cinq corps de métiers prometteurs à l’horizon 2030 : la cordonnerie, la maroquinerie, la tapisserie, le cirage professionnel des meubles VIP et des voitures de luxe, ainsi que la cordonnerie-réparation des chaussures et le cirage.

Selon le promoteur du projet, Norbert BANGRE, la première phase, édition 2026, concerne 100 jeunes, dont 10 filles, issus de l’Association des veuves et orphelins des victimes de guerre (ASVOVIG). Elle concerne les jeunes, déjà engagés dans le métier du cuir, souhaitant renforcer leurs capacités professionnelles, notamment en cordonnerie, en maroquinerie et en tapisserie.

Les inscriptions sont ouvertes à partir du 14 octobre au siège de l’entreprise. À l’issue des inscriptions, les candidats retenus bénéficieront d’une formation pratique de deux semaines au sein de l’entreprise ECIMOD-BF, spécialisée dans le domaine du cuir, de la tannerie améliorée semi-industrielle, de la transformation et de la valorisation du savoir-faire artisanal burkinabè. D’une valeur estimée à 325 000 FCFA, la formation nécessitera une contribution de 65 000 FCFA, soit 20 %, de la part des bénéficiaires. Elle sera assortie d’un certificat de qualification, délivré en cosignature avec la Maison des compétences BSB/Burkina Suudu Bawdè.

Au-delà de la formation, l’initiateur entend mettre son carnet d’adresses au service des bénéficiaires, afin de leur permettre d’obtenir un soutien pouvant aboutir au démarrage d’une activité entrepreneuriale, pour leur autodétermination. Une coopérative dénommée « Burkina Naatilgué » sera également mise en place. « L’objectif est d’aboutir à 1 000 entreprises formalisées à travers l’obtention du RCCM, avec 10 000 emplois directs et indirects », a souligné le Directeur général, Norbert BANGRE, témoignant d’un secteur en plein essor au regard de l’avancée de la modernité à grands pas ces dernières années.

Par ailleurs, une innovation introduite autour de ce projet est la formation d’environ 20 filles cireuses et de 20 filles en cordonnerie-réparation (agent professionnel du cuir). Par cette vision, qui se décline jusqu’à l’horizon 2030, le Directeur général de l’ECIMOD-BF entend contribuer à offrir à la jeunesse des opportunités d’affaires dans le secteur du cuir, allant de la confection à l’entretien des meubles VIP, des avions et des voitures de luxe, ainsi qu’à la confection de chaussures, de fauteuils, de sacs, etc.

Cette ambition a été illustrée à l’issue du point de presse par la présentation des différents articles confectionnés par ECIMOD-BF. Chaussures, sacs, fauteuils et autres produits en cuir ont ainsi permis de donner un aperçu du savoir-faire de l’entreprise et de la diversité des opportunités qu’offre le secteur aux jeunes désireux de s’y investir.
Lucien DAKISSAGA ✍️
