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Burkina Faso: L’entrepreneuriat, une voie d’espoir pour les femmes déplacées internes

L’espoir renaît pour de nombreuses femmes déplacées internes à Ouagadougou. Grâce à une initiative conjointe de l’association Africa Vision et Développement Durable et du ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Emploi, une centaine de femmes ont bénéficié d’une formation intensive de trois jours en entrepreneuriat. L’objectif est de leur offrir les compétences nécessaires pour transformer leur vulnérabilité en opportunité et générer des revenus durables.

Ouverte le 1er septembre 2025, cette session visait initialement une cinquantaine de participantes. Mais face à l’engouement, l’effectif a rapidement doublé, témoignant de la soif d’autonomie économique de ces femmes. À l’issue des travaux, chacune est repartie avec une attestation mais surtout avec la promesse d’un accompagnement concret, notamment à travers l’octroi de microcrédits pour lancer ou développer une activité génératrice de revenus.

La cérémonie d’ouverture, présidée par Benoît Z. Bangré, représentant de la mairie du 10e arrondissement, a mis en avant la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui prône le développement endogène et le renforcement des capacités nationales. Selon lui, l’autonomie financière de ces femmes est non seulement un gage de dignité retrouvée mais aussi une contribution essentielle au développement du pays.

Plusieurs acteurs ont marqué de leur présence la clôture des activités, parmi lesquels le président et le premier vice-président de la délégation spéciale de Saaba, Zakaria Kinda. Tous ont salué une initiative porteuse d’avenir et appelé les bénéficiaires à mettre en pratique les acquis pour une réelle réinsertion socioprofessionnelle.

Pour Edith Ilboudo, conseillère en jeunesse, la réussite passe par un véritable esprit d’entreprise, adossé à des connaissances solides et à une bonne gestion des ressources. De son côté, le coordonnateur d’Africa Vision, Abdoulaye Compaoré, a insisté sur la dimension sociale de l’initiative. « Ne dit-on pas que le travail éloigne des vices » a-t-il lancé, estimant que l’autonomisation protège les femmes de la mendicité et leur redonne dignité et espoir.

La secrétaire générale de l’association, Josiane Bonkoungou/Tapsoba, a exprimé sa satisfaction devant l’ampleur de l’adhésion suscitée et formulé le vœu que ces formations s’étendent à d’autres secteurs comme le tissage ou la saponification. Certaines bénéficiaires, à l’image de Adjara Zango/Ouédraogo, active dans la confection de pagnes Kôkôdonda, ont exprimé leur détermination à développer leur entreprise pour, à leur tour, créer de l’emploi.

Formatrice et conseillère en jeunesse, Awa Kaboré/Belemsigri s’est dite convaincue que la détermination des participantes sera la clé de leur réussite dans l’entrepreneuriat. La cérémonie s’est achevée par une photo de famille, reflet de la solidarité et de la résilience d’un Burkina Faso qui, malgré les épreuves, croit en la force de ses femmes pour bâtir un avenir meilleur.

Par Soumoubienkô KI

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