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Burkina Faso/ lutte contre le cancer: l’État introduit les files actives pour mieux suivre les patients

Face à l’enjeu de la lutte contre le cancer et de la prise en charge efficiente des patients, le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de la Santé, a mis en place un nouvel outil destiné à améliorer le suivi et l’assistance aux personnes affectées par la maladie.

S’inscrivant dans le cadre du Programme national de lutte contre le cancer (PNLC), il s’agit précisément des « files actives cancer », un dispositif qui vise à améliorer le suivi des patients ainsi que la gestion des données relatives à leur prise en charge.

Du 17 au 19 août 2026, l’équipe du PNLC s’est rendue au CHR de Fada, au CHUR de Ouahigouya, au CHU de Pala et au CHU Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso, afin de s’assurer de la prise en main des outils par les points focaux et de favoriser la mise en œuvre concrète de cette innovation.

 

L’initiative s’est également poursuivie du 20 au 22 août à Ouagadougou, notamment dans les CHU de Yalgado Ouédraogo, Bogodogo et Tengandogo, ainsi que dans plusieurs établissements privés, dont les hôpitaux Paul VI, Protestant Schiphra, Saint-Camille et Notre-Dame-de-la-Paix.

 

L’objectif de cette innovation est de permettre au ministère de la Santé de disposer d’une connaissance plus précise du nombre total de patients pris en charge dans les établissements de santé publics comme privés. Ces outils devraient contribuer à une gestion plus efficiente des mesures de gratuité et de subvention, notamment la gratuité de la radiothérapie ainsi que les subventions destinées à la chirurgie et à la chimiothérapie dans les hôpitaux publics, a précisé le Coordonnateur national de lutte contre le cancer, Pr Nayi Zongo.

Par ailleurs, dans le cadre de la vision du ministère de la Santé à travers le Programme national de lutte contre le cancer, il est prévu de déployer plus de 5 000 outils. Ceux-ci comprennent notamment des registres, des dossiers patients, des canevas de rapport mensuel d’activités (RMA), des fiches de suivi de la file active et des fiches de transfert. Des outils électroniques de dispensation destinés aux pharmaciens et aux cliniciens seront également mis à disposition, selon le ministère.

 

À travers cette action, le gouvernement entend améliorer la collecte et la gestion des données relatives aux patients bénéficiant d’un traitement contre le cancer, tout en harmonisant davantage sa politique de lutte contre la maladie. L’ambition est d’obtenir des résultats plus probants et plus efficients dans la prise en charge des patients et, à terme, de contribuer à réduire le poids du cancer dans la société burkinabè.

Lucien DAKISSAGA

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