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Burkina Faso/Souveraineté nationale du Burkina Faso : avec la dissolution des ONG et associations, la petite fenêtre des ingérences est refermée 

Le Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a frappé fort et net. En effet, une centaine d’associations et d’organisations non gouvernementales ont été récemment dissoutes. L’acte n’a rien d’anodin. Il traduit la volonté du gouvernement burkinabè de reprendre la main sur son espace et de couper les circuits d’influence qui, sous couvert d’humanitaire ou de développement, prolongent des agendas étrangers et cachés.

Pour reprendre les mots du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, certains États impérialistes ont été chassés par la grande porte, mais ils tentent de revenir par la petite fenêtre, celle des structures qui agissent dans l’ombre et boxent sous la ceinture.

La dissolution de certaines associations et certaines ONG intervient donc à point nommé. Elle n’est pas une fermeture du pays, mais une clarification des règles du jeu.

Trop d’ONG fonctionnaient comme des relais, ou des appendices des pays impérialistes avec des financements opaques, des cahiers des charges dictés depuis l’extérieur et des programmes qui contournaient les priorités nationales.

En les supprimant, l’État assèche les canaux par lesquels des intérêts étrangers entendaient pérenniser leur présence et orienter, à distance, les choix d’un peuple en pleine reconquête de sa souveraineté.

Grâce à la clairvoyance du gouvernement, la manœuvre de contournement est éventée. Dissoudre ces associations, c’est entraver la capacité des officines impérialistes à poursuivre leur sale besogne, celle qui fragilise les institutions, instille la défiance et entretient la dépendance sous couvert de partenariat.

C’est aussi envoyer un message aux autres structures. Au Burkina, l’action associative n’est légitime que si elle s’aligne sur l’intérêt supérieur de la Nation et respecte la trajectoire souverainiste choisie par le peuple.

L’enjeu dépasse le simple contrôle administratif. Il touche à la dignité. Un pays ne peut prétendre garantir la dignité de son peuple s’il laisse des acteurs extérieurs modeler son récit, ses urgences et ses solutions. Ainsi, en comptant sur ses forces endogènes, le Burkina Faso fait le pari de l’autodétermination réelle.

Les besoins sont immenses, mais la réponse ne peut venir d’intermédiaires qui servent deux maîtres. C’est à ce prix que l’État retrouve sa verticalité et que la société civile authentique, celle qui naît du terrain et rend compte au peuple, peut émerger sans concurrence déloyale.

Sous le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, président du Faso, la Révolution Progressiste Populaire s’écrit aussi dans ces décisions de salubrité publique. La souveraineté ne se proclame pas dans les discours, elle se protège dans les actes.

Il fallait forcément fermer la petite fenêtre par laquelle l’ingérence tentait de se réinstaller ; le Burkina assume que la solidarité ne vaut que si elle est libre, et que le développement ne vaut que s’il est choisi. C’est ainsi que le pays se donne les moyens de compter sur lui-même, pour lui-même.

Soumoubienkô KI

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