[#Burkina_Faso] Assassinat de Viviane COMPAORÉ/OUÉDRAOGO : La quête de vérité suspendue au 20 février 2026 dans 3 semaines
L’émotion était palpable ce matin du 30 janvier 2026 dans l’enceinte du tribunal de grande instance Ouaga II, sis à Karpala, le secteur où le destin de l’ex-ministre Viviane COMPAORÉ/OUÉDRAOGO a tragiquement basculé.
L’opinion publique nationale attendait l’ouverture de ce procès avec une impatience mêlée de douleur qui a suscité l’émoi au sein de la société. La justice a décidé de renvoyer à trois semaines, à la demande de l’avocat de l’accusé au 20 février 2026.
À peine les débats entamés, le tribunal a prononcé le renvoi de l’affaire au 20 février prochain, une décision motivée par la nécessité de garantir les droits de la défense dans ce dossier au caractère particulièrement odieux.
Le Procureur du Faso, Lafama Prosper THIOMBIANO, n’a pas caché l’importance capitale de cette procédure pour paix au profit de la famille de la victime.
Tout en soulignant la diligence exemplaire des officiers de police judiciaire qui ont permis l’arrestation rapide du prévenu, le chef du parquet a rappelé l’urgence de rendre justice pour permettre à la famille de la victime d’entamer et faire son deuil.
En dépit de sa volonté de voir l’affaire vidée rapidement, le ministère public a accueilli ce renvoi avec sérénité, affirmant être d’ores et déjà en possession de l’ensemble des pièces à conviction nécessaires pour faire éclater une vérité que tout le Burkina appelle de ses vœux.

Au cœur de cette suspension d’audience se trouve la désignation de Me Sosthème DABIRÉ, commis d’office par l’Ordre des avocats du Burkina pour assurer la défense de l’accusé. Ce délai de trois semaines apparaît, selon ses mots, comme une exigence procédurale indispensable pour s’approprier la complexité du dossier et garantir un procès équitable.
Cette vision est d’ailleurs partagée, par la partie civile. Me Prosper FARAMA, représentant la famille de l’illustre victime, a tenu à préciser que les proches de Viviane COMPAORÉ ne cherchent ni la précipitation, ni la vengeance. Pour eux, l’essentiel réside dans la légalité et la transparence.
La famille a le droit sacré de comprendre l’enchaînement des faits pour que la justice ne soit pas seulement une sentence, mais un acte de vérité. Le rendez-vous est donc pris pour le 20 février, date à laquelle le palais de justice de Ouaga II se replongera dans l’examen de ce crime qui a bouleversé plus d’une personne au Burkina Faso.
Soumoubienkô KI✍️
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